Les filles

Me voilà me jetant dans le bain. Et je me jette lors d’un voyage en train. Là il ne va y avoir que moi qui comprend l’ironie de la chose mais après tout peu m’importe puisque ce premier jet ne sera que pour moi (note du 13/02/2010 : il ne sera pas que pour moi finalement !). Donc me voilà rédigeant un premier texte et je dois bien avouer que je ne sais pas par où commencer. D’où peut-être un fil complètement déconstruit. Je vais commencer par ce sur quoi j’ai envie d’écrire.

Les filles.

Facile de démarrer par cela vu que je suis entouré de filles. Dans le train. Inspiration quand tu nous tiens. Ou manque d’inspiration justement. Ou rien du tout. Une envie. Un besoin. Oui Besoin ça me plaît bien. Et ça colle à ce que j’ai dans la tête là, maintenant.

Les filles.

Six m’entoure. Oui j’ai compté. Quatre devant, une à ma gauche, une à ma droite et une derrière. Sur neuf personnes pouvant m’entourer, ce n’est pas mal non ? On s’en fou me direz-vous. Et bien non, non et non. Pas moi. C’est justement ça le problème. Je m’en fou pas parce que je ne sais pas ou plus ce que je dois penser. Personne ne suit là. Oui c’est normal, ce texte est pour moi et il est guidé par mes pensées (déconstruite donc !) et par la musique passant dans mes oreilles (merci R11 pour la playlist).

Les filles.

Six.J’entends parler Espagnol, j’aime ça. Ça vient de devant. Des quatre sièges devant. Des trois sièges pardon. Une française est coincée entre les trois. Elle lit, enfin, essai de lire, elle écoute de la musique, enfin, essai d’écouter de la musique. J’admire le calme dont elle peut faire preuve. Bravo. J’aurai craqué personnellement.

Les filles.

Ça parle espagnol donc, ça rigole espagnol. J’aime ! Ca respire la vie. Et ces quelques petites choses simples me font accrocher direct. Je prête attention avec mes oreilles mais aussi mes yeux. Croisant un regard. Regard qui ne voudra rien dire mais regard qui rassure.

Une fille.

Ma fille, ma nana, ma copine. Me rassure t-elle ? Non. Triste non ? Oui triste. Est ce ma faute ? La sienne ? J’en ai aucune idée. Je ne cherche pas, plus à savoir ou comprendre. J’ai donné ce que je pouvais donner. Ce n’est pas plus à moi d’aller chercher cette assurance. Elle doit me la donner d’elle même. Et si elle me la donne pas ? Avec des si, on referai le monde alors pas de si. C’est comme ça et puis c’est tout. Laure si tu m’entends …

Les filles.

Regards quand vous me tenez. Vous ne voulez rien dire, vous ne faites rien espérer, mais vous êtes là. Vous me faîtes du bien, vous me rassurer. Un simple regard me fait exister.

Et une simple fille ?

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