Archives de catégorie : Humeurs

Il fut une époque où …

J’ai tant envie de toi. J’en deviens fou. Je meurs à l’idée de te retrouver, de te voir, de t’embrasser. Je veux que ta main, ta bouche, ton sexe ne quittent mon sexe. Je te vois partout, en tout, sur tout. Je t’aime à en mourir. Ton sexe couvre mon visage, il mange le mien, il me couvre de ta beauté, il couvre toute de ta beauté, de ton génie. Tout est beau en toi : tes yeux, ta bouche, tes cheveux, tes seins, tes poils, tes fesses, ton sexe, tes jambes, ton sexe, tes mains qui ne lâchent plus ce qu’elles branlent, cet espace qui est entre tes cuisses, près de ton sexe, tes épaules. Je me saoule de penser à chaque partie de ton corps. Et tout ce que tu fais me grise, me terrifie, me torture, me ravit, tout ce que tu fais est parfait.

Paul Eluard à Gala  (via que-dire-d-autre)

Il fut une époque où j’aurai pu écrire cela. Dois-je la regretter ? Non. Bien au contraire. Je ne suis plus fou.

Être là dans le noir

Être là. Dans le noir. Face à la mer qui me face que de part son doux bruit. Et attendre quelque chose qui n’arrivera plus. C’est difficile de se dire que tout est fini alors même que cette fin, c’est moi qui l’ait provoquée. Ce vide je l’ai voulu mais je ne pouvais le quantifier. Désormais j’en mesure les conséquences et le poids qu’il pèsera tout au long de ma vie. Je ne regrette pas cette décision. Elle était vitale pour elle comme pour moi. A la différence près que pour moi c’était un au revoir et non un adieu. Et c’est bien cette différence de taille qui pèse désormais sur l’ensemble de mon être. Je vais devoir apprendre à vivre avec. Je le prends bien. Bizarrement. Et sereinement. Peut être parce que je crois encore (bêtement ?) que l’on se retrouvera un jour.

Elle me retourne depuis 10 ans

formule140:

(et j’aime ça)
(E)ÉNRUOTER SA’M UT

Des centaines d’autres mouchoirs sur: formule140.tumblr.com

#1

Elle me retourne depuis 10 ans et ce malgré son absence notoire depuis maintenant 6 mois. Je me suis habitué (ou leurrer) à cette absence en cherchant à reproduire le même schéma avec une autre. Cette recherche tendant inconsciemment je pense, à vouloir me prouver qu’Elle n’était pas unique, que ce n’était qu’un mirage.

Ne pas écrire

Ne pas t’écrire. Ne pas t’envoyer de sms. Ne pas t’appeler. T’oublier. Les 3 premiers, je peux y arriver. Comme un sevrage. Un violent sevrage. Mais je peux y arriver. T’oublier je ne peux pas. Le dois-je même ? Je ne sais pas. Aurai-je même un jour la réponse à cette question ?

S’empêcher d’aimer

S’empêcher d’aimer pour mieux se reconstruire et aborder l’avenir sereinement, c’est nouveau pour moi. J’ai toujours fait l’inverse. Aujourd’hui je le fais pour moi mais surtout pour Elle. Pour qu’Elle se reconstruise sans moi. Pour qu’Elle soit Elle avant d’être ce Nous.

Sous l’eau

Cette photo, c’est moi en ce moment. Sous l’eau. Accroché à quelqu’un mais sous l’eau. Est ce Elle qui me noie ainsi ? Est ce moi qui me laisse couler ? Dois-je me retourner pour respirer ? Dois-je me battre pour inverser la situation et la noyer Elle afin de pouvoir moi, respirer ? Dois-je nous sortir tous les 2 de cette noyade ? Dois-je l’attirer à moi pour que l’on se noie à deux et pour mieux respirer après ? Je voudrai être seul. Seul pour prendre cette décision. Seul pour me noyer. Seul pour respirer. Ne plus avoir à me dire que ma décision va rendre triste ou heureuse la personne qui me noie.

C’est ça être grand ? Adulte ?