Mon Amour, mon aventure, mon école buissonnière, mon radeau de fortune, mon échappée belle, mon drapeau sur la lune, mon bord de falaises…je t’attends. Belle nuit. Mes baisers
#16
Qui de nous deux c’est il jeté dans le vide pour l’autre ? Qui de nous deux est il toujours dans ce même vide ?
Parce que j’aimais par dessus tout l’a prendre en photo, quelque soit le lieu ou sa tenu. Nous n’avons malheureusement jamais pris le temps d’aller vers ce genre de photographie. Dieu sait pourtant que son corps s’y prêter terriblement. Tout comme nos esprits lorsqu’ils n’étaient pas empoisonnés par notre quotidien.
Elle me retourne depuis 10 ans et ce malgré son absence notoire depuis maintenant 6 mois. Je me suis habitué (ou leurrer) à cette absence en cherchant à reproduire le même schéma avec une autre. Cette recherche tendant inconsciemment je pense, à vouloir me prouver qu’Elle n’était pas unique, que ce n’était qu’un mirage.
Tu es aussi folle que tes mots. Tu t’excites, pousses des hurlements, griffes le papier. Ou bien tu entres dans notre système ou tu te tueras en essayant d’écrire. Pas d’autre possible.
Ne pas t’écrire. Ne pas t’envoyer de sms. Ne pas t’appeler. T’oublier. Les 3 premiers, je peux y arriver. Comme un sevrage. Un violent sevrage. Mais je peux y arriver. T’oublier je ne peux pas. Le dois-je même ? Je ne sais pas. Aurai-je même un jour la réponse à cette question ?
Le sein est arrivé tard dans la nuit. Il n’avait jamais été aussi proche de moi de toute la soirée. Il n’avait jamais été aussi proche depuis notre rencontre. Ce sein sur lequel j’avais tant fantasmé était désormais sous ma main. Je le sentais doux et généreux. Mon cerveau fonctionnait à plein régime pour analyser au mieux cette instant. Pour analyser au mieux les sensation que j’éprouvais. La pénombre nous entourant je ne pouvais que me fier à celles-ci. Après nous être observés, après avoir échangé de nombreuses photos, après avoir fantasmé sur nos corps, le réel arrivait. Ma main sur son sein en était la promesse tenue, la concrétisation. C’est Elle qui l’avait amener ici. C’est Elle qui avait pris ma main pour la poser contre lui. Je n’avais pas oser faire le moindre de geste. Par pudeur. Par peur de La brusquer. Ma mémoire qui se fait pourtant si souvent défaillante peut encore, 3 ans après, retracer et sentir ce mouvement qui a fait passer ma main de son épaule à son sein. Elle peut encore me permettre de sentir ma main exercer une légère pression contre lui à travers le tissu de son t-shirt. Me permettre de sentir mes doigts chercher sa pointe tout en continuant à exercer cette légère pression. Mon pouce continuant à caresser son sein. Je ne pouvais faire plus. N’oser pas plus bouger. Je sentais pourtant mon sexe se gonfler au fur et à mesure des caresses que je lui adonner. Je sentais pourtant son corps onduler légèrement et se rapprocher du mien. Inexorablement ses fesses se rapprochaient de mon corps. Je savais que d’un instant à l’autre elles allaient sentir mon excitation. Et à cet instant je ne savais pas encore quelle serait sa réaction. Oui, alors que ma main sentait son sein à travers un bout de tissu, mon cerveau pensait à tout cela. Oui à l’instant où ma main passait sous ce bout de tissu pour venir sentir la douceur de sa peau, pour venir pleinement prendre son sein sous elle, mon cerveau était encore actif. Etait-il actif pour me permettre bien des années plus tard d’être capable de me souvenir de cet instant si précieux ? Savait-il qu’après cet instant nos corps allaient se tourner l’un vers l’autre pour venir se sentir pleinement . Savait-il que nos lèvres allaient enfin se chercher, se trouver puis s’apprécier autant ? Savait-il qu’après cet instant mes lèvres allaient venir accompagner ma main contre son sein ? Savait-il qu’après cet instant il allait se mettre de côté pour me laisser vivre pleinement ce moment ? Peu importe ce que mon cerveau savait ou non. Ce que je sais c’est que grâce à lui, je peux fermer les yeux et re-sentir cet instant, cette caresse, son sein sous ma main. Cet instant n’a peut-être duré qu’un court moment, et pourtant à lui seul il me fait sentir bien lorsque j’y repense. Il me calme et me rassure. Est ce parce que c’est Elle qui a initié cet instant qu’il me rassure ? Je le pense. Cet instant était, est à lui seul une émotion. Il est à lui seul un témoin de cette nuit là. Il est un marque-page dans notre histoire.