730 nuits…
À me perdre dans mes pas, parfois dans ceux d’autres, alors que c’était à côté des tiens qu’il fallait que je sois.
À dresser la liste des choses à faire sans soupçonner une seule fois que je la partageais avec toi.
À apprivoiser le ciel, les lignes de fuites, les angles morts, les chutes d’horizons, alors que ton oeil les avait capturés pour moi.
À lire et relire les voyages, les traversées d’amertume et d’espoir, les aventures humaines et sauvages et garder ça en louve solitaire, et tu y étais déjàÀ me brûler les yeux sur des soleils artificiels alors que ta petite lumière suffisait à rallumer le mien.
À gémir sous mes doigts dans le silence de mes draps, ton désir guidé par ma voix.
À écrire ce que je suis, jeter mes mots dans l’océan, sans savoir que tu viendrais les pêcher.
À perdre ce sourire qui t’appartient à présent.
A t’attendre sans t’espérer, entre le probable et le possible.
À détester les lundis autant que je les aime aujourd’hui.
Peut être fallait -il ce temps là pour que se conjuguent nos émois…