Septième vague

Et ton regard, qui n’embrasse que moi et fait disparaître tout ce qu’il y a autour, ce regard qui voit le buisson de genêt jaune comme s’il avait été planté pour nous et le monde comme s’il avait été créé pour nous, ce regard, s’il te plaît, s’il te plaît, s’il te plaît, mémorise-le ! Répète-le avant de te coucher, recommence au lever, entraîne-toi devant la glace. Économise-le, ne le gâche pas pour d’autres, protège-le des agressions extérieures et de la lumière trop crue du soleil, ne l’expose à aucun danger, fais attention à ce qu’il ne se brise pas pendant le voyage. Et quand nous nous reverrons, déballe-le ! Car ce regard, mon Leo, il me fait chavirer, il me rend folle.

La Septième Vague, Daniel Glattauer (via mamaasawriter)

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