Citations

Il fut une époque où …

J’ai tant envie de toi. J’en deviens fou. Je meurs à l’idée de te retrouver, de te voir, de t’embrasser. Je veux que ta main, ta bouche, ton sexe ne quittent mon sexe. Je te vois partout, en tout, sur tout. Je t’aime à en mourir. Ton sexe couvre mon visage, il mange le mien, il me couvre de ta beauté, il couvre toute de ta beauté, de ton génie. Tout est beau en toi : tes yeux, ta bouche, tes cheveux, tes seins, tes poils, tes fesses, ton sexe, tes jambes, ton sexe, tes mains qui ne lâchent plus ce qu’elles branlent, cet espace qui est entre tes cuisses, près de ton sexe, tes épaules. Je me saoule de penser à chaque partie de ton corps. Et tout ce que tu fais me grise, me terrifie, me torture, me ravit, tout ce que tu fais est parfait.

Paul Eluard à Gala  (via que-dire-d-autre)

Il fut une époque où j’aurai pu écrire cela. Dois-je la regretter ? Non. Bien au contraire. Je ne suis plus fou.

Et ça fait pshiit

c’est lui, c’est lui
aussitôt j’ai su
à l’instant même où il
mon sang a fait son grand tour
à l’instant même où je l’ai vu
dès que je vous ai vu, tu m’as plu
dès qu’il m’a regardé, je n’ai plus pu
dès ce moment je n’ai eu de cesse de
il a suffi que vous, il a fallu que tu
mon cœur l’a reconnu au premier coup de son œil
c’était en bas, dans la rue, chez des amis, au café
(il pleuvait)
son âme tout entière vaut le regard, détour, voyage
je vous aime depuis tous ces yeux que vous m’avez balancés
je vous aime car ma gorge s’est renouée, mon sang n’a fait qu’un, mes veines sont devenue bleues
vous m’avez donné le goût des larmes, des chaudes larmes, du sel dans la bouche
je vous aime pour tout ce sang que vous avez retourné jusqu’à ce que mon plus grand silence apparaisse
c’était chez des organes, il pleuvait, c’était au café, dans une salle d’attente, c’était, c’était là
quand je pense que je nous attendais depuis tant de temps, depuis tout le temps, depuis tout de suite, depuis là

Jacques Rebotier, Litanie du coup de foudre  (via ellednorih)

Et ça a fait pshiiitttt

Il y a des livres que j’achète pour leur odeur

Il y a des livres que j’achète pour leur odeur. Leur titre. Leur velouté entre mes mains. Ou les premières phrases du premier chapitre. Puis je les pose dans un coin. Je les oublie. Quand je les retrouve, j’ai toujours une légère peur. Une sorte d’appréhension, la même peut-être que celle ressentie au rendez-vous donné à une fille qu’on a vue une fois : et si j’étais déçu ? Cela arrive. Le moment est mal choisi. Il faut attendre encore. Il m’est arrivé de lire un livre deux, trois ou quatre ans après l’avoir acheté. La rencontre se faisait à nouveau, brutale, comme une étreinte.

Dominique Sampiero, Un livre s’écrit tôt le matin (via ellednorih)

#8

Je suis très partager sur cette citation. Je comprends pleinement ce que peut ressentir son auteur mais je ne peux l’appliquer. Lorsque j’achète un livre, je me jette dessus, m’y accroche si l’envie n’est pas là, le dévore si l’auteur réussi à me toucher d’une manière ou d’une autre. Mais jamais je ne le laisse patienter de peur de l’oublier.

Exercice #37

Je cherche une manière lente et contrôlée d’exploser.

Miroir Fumant, 22 juillet 2014
(via ombrance)

Depuis maintenant 2 ans, j’attends cette explosion qui ne viendra pas. J’ai cru pendant un moment que je jouai le jeu de la cocotte minute, à savoir de faire monter la pression pour mieux exploser. Mais il n’en ai rien. J’ai bien l’impression que j’ai troqué l’explosion par la lente et contrôlée baisse de pression.

Slow life …

https://open.spotify.com/track/63oGpFCBv0HHVxcb8HPl90

Exercice #25

Je suis amoureux comme au premier jour. Tu peux te lasser d’une femme, en vouloir une autre. Ce n’est pas de l’amour, c’est du désir. Parce que l’amour, le vrai, c’est intellectuel. C’est dans la tête que ça se passe.

Jean-Michel Guenassia (via soul-and-blues)

Le pire c’est qu’avec Elle, je n’avais pas (ou peu) de désir envers d’autres femmes. Elle seule comptait. Elle seule était capable d’un geste, d’un regard ou d’un mot de se faire désirer. Quant à l’amour, il était là. Il avait démarré à travers des mots et donc à travers notre intellect. Peut-être trop justement puisque ce même intellect avait construit notre relation sur un fantasme, celui de la relation parfaite. Nous n’étions pas préparé à affronter ensemble. Contrairement à ce que l’on pensait.

Exercice #22

T’es pas facile à aimer hein ? Tu le sais ? T’es toujours en train de repousser les gens, à croire que tu fuis tout le monde. Qu’est ce qui t’as rendue comme ça ? Me dis pas que c’est naturel, non, tu peux pas détester qu’on te touche depuis toujours. Regarde toi, comment t’es quand j’essaie de te serrer dans mes bras. Regarde toi comme t’es froide, comme tu fais la fille hautaine. Mais bordel, il est passé où ton coeur ?

(via toutcelapassera)

Non Elle n’a pas était pas facile à aimer. Et pourtant se fut le plus grand et le plus sincère des amours que j’ai pu éprouver avec Elle. Que j’éprouve d’ailleurs encore, en cachette. J’avais à l’époque retenu ce billet pour les phrases suivantes :

T’es toujours en train de repousser les gens, à croire que tu fuis tout le monde. Qu’est ce qui t’as rendue comme ça ?

Parce ce que je croyais et crois toujours qu’il me manque un morceau du puzzle qu’elle était. Parce que je crois que je ne pouvais aller plus loin avec elle sans ce morceau. Je ne m’en sers pas comme d’une excuse pour expliquer cette rupture mais comme d’un simple constat. Constat légèrement amère il faut bien le dire, se l’avouer. Pourquoi, mais pourquoi avait-elle cette face cachée, même avec moi. Et que cachait-elle ? A quoi bon le cacher même à la personne que l’on dit aimer de tout son être ? Elle a fini par me fuir en croyant que je reviendrai. Technique classique à laquelle je n’ai pas répondu. Elle a donc fui pour de bon. Avec sa face cachée.