Archives par mot-clé : humeur

Une petite ballade

Cela devait être une ballade répertoriant l’ensemble de mes points “fétiches” de ma région. Le fait est que cela c’est transformé en ballade répertoriant les endroits où il pouvait y avoir des vagues en ce samedi. Au vu de la houle / marée / vent, cela c’est donc limité à une seule partie. B. m’en excusera j’en suis sur.

Vous allez donc avoir le droit à 3 de mes endroits préférés de la côte Nord. Ce post est donc un peu plus orienté “ma vie mon oeuvre” … Je le sais.

Maintenant prenez votre temps. Rien de presse. Prenez vous un bon café chaud (ou un vin chaud – parait que c’est la saison). Installez-vous dans un bon fauteuil et venez donc vous promenez avec moi.

L’après-midi à commencer par le lieu le plus à l’Est à savoir l’Anse du Brick. Pour s’appelle t-elle comme ça ? Franchement aucune idée.

image

Ce que je sais en revanche, c’est que des trois lieux cités, c’est celui là que j’ai le plus fréquenté. C’est par là que j’allais gamin me promener avec mes parents lors de la promenade dominicale. Beaucoup d’entre nous gardent de mauvais souvenirs de ces ballades là. Les considérant comme des obligations. Alors oui pour moi aussi c’était aussi une obligation mais j’y allais avec plaisir. Que ce soit ici ou ailleurs. C’était – et ça l’est toujours – le moyen de prendre l’air, de se défouler, d’apprécier la région dans laquelle je suis. Et c’était également le moyen de partager un moment en famille, un moment de grande complicité.

C’est également par ce lieu que j’ai commencé à surfer car c’était le lieu le plus proche de chez moi tout simplement. Alors oui là comme ça on ne dirait pas qu’il y a des vagues mais si, elles existent. Peu en ce jour c’est vrai mais regardez bien la photo. Vous voyez le petit point noir dans l’eau ? Non ce n’est pas un cormoran mais bien un surfer. Il devait être bien, là dans l’eau. Seul à profiter de Sa session. Moment toujours magique que d’être seul à l’eau dans un cadre aussi beau que celui là. Pour moi, pas de mise en l’eau, sachant que cela pourrait mieux marcher ailleurs.

C’est le moment d’aller un peu à l’Ouest. Très légèrement à l’Ouest. Direction la plage de Collignon. On passe donc par Breteville-en-Saire, puis par le Becquet de Tourlaville. Si vous avez faim, n’hésitez pas à vous arrêter au Comptoir du Becquet. Bon petit restaurant. Pour moi, pas d’arrêt.

Pour ce lieu, je suis mitigé. Car d’un côté il est marquant mais de l’autre insignifiant.

Insignifiant car en dehors de sa vague, cet endroit n’est que peu attractif – pour moi je précise. Oui il y a des dunes – artificielles. Oui il y a une piscine – qui a mal vieillie. Oui il y a la digue permettant d’avoir la sensation de marcher sur l’eau. Mais voilà, pour moi, rien de magique si ce n’est sa vague.

Marquant donc car c’est une des rares vagues de la région qui peut être magique. Mais vraiment magique. Elle se fait donc rare la belle. En ce jour, la belle avait l’air de se réveiller. Mais hésitante. Ne sachant pas trop quoi faire. Rester couchée au chaud dans son lit ou se lever et se laisser apprécier par nous autres ? Le verdict attendra. Je veux continuer mon petit bonhomme de chemin pour aller voir une autre vague, un autre lieu que j’affectionne particulièrement

Direction un peu plus à l’Ouest, encore. Direction Landemer. De l’autre côté de la ville donc. On passe devant la nouvelle gare maritime, puis devant l’ancienne gare maritime reconvertie il y a quelque temps en un magnifique aquarium, accueillant également un sous-marin qui se visite – Cité de la Mer. Passons le pont tournant (oui oui il tourne vraiment le saligo !), puis un petit bonjour à la statue de Napoléon – qui nous montre fièrement l’Angleterre, lui même assis sur son destrier. Nous voilà devant l’arsenal – cette saloperie construisant des sous-marins nucléaires – puis nous respirons à nouveau lorsque nous sommes sur le boulevard de la Saline, nous permettant d’admirer la rade de Cherbourg dans toute sa splendeur. Passons Urville, surnommer le “Deauville de la Manche” (mouahahaha) et nous voilà, enfin, à Landemer.

Et là, admirez. Respirez !

Ce lieu est relativement nouveau pour moi. Que ce soit du côté surf que côté ballade puisque je ne l’ai découvert que sur le tard. Il y a 6 ans je dirai pour le côté ballade et il y a un an pour le côté surf. Vague magique là aussi. Encore plus rare que Collignon. Mais là, contrairement à Collignon, même sans vagues, ce lieu est BEAU. C’est le début de la Hague, le début du chemin des douaniers. Là où tout commence. Là où tout s’arrête. Alors on ouvre grand ses yeux. On ouvre grand ses poumons et on P.R.O.F.I.T.E.

Il n’y a que ça à faire. Profitez.

C’est ce que j’ai fait personnellement. Le temps d’un clope. Je vous encourage à prendre plus de temps que moi cependant. Le compteur tournant pour moi, je dois filer.

Un petit instant “bucolique” avant de partir cependant.

Il ne me reste plus qu’une heure trente avant que le soleil ce couche. Je file donc vers l’Est, retour sur Collignon pour aller me mettre dans l’eau – si mes prévisions sont exactes. Je vous épargne la demi-heure de route – c’est la même qu’à l’aller mais dans l’autre sens. Logique non ? CQFD.

Arrivée, retour, à Collignon. Prévisions exactes. OUF. Pas de photos avant la mise à l’eau – l’heure tourne, il va faire nuit dans une bonne heure.

On enlève le haut. On enlève le bas. On met les chaussons, le licra polaire à manche longue, la combinaison, les gants. On est OK.

Mise à l’eau.

Encore une fois, un seul mot d’ordre (enfin deux) : profiter et apprécier.

C’est ce que j’ai fait. Profitant et appréciant le peu de monde dans l’eau, les vagues, certes capricieuses mais qui sont régulières et propres (comprendre qu’elles sont exploitables !).

En sortie d’eau, après m’être changé et ranger mon corps au chaud une petite série de photos s’imposait. Alors oui il y a une cigarette sur certaines de ces photos. Comme je le disais dans un précédent post, chacun à ses addictions, ses petits travers. Celui là fait partie des miens, assumé. Surtout après une session. Alors je ne vais pas respirer (je pense à vous tout de même) mais détendez vous. Vraiment.

[Playlist]

Mr Oizo – Intro X

Krazy Baldhead – My Soul is Like a Tree

Breakbot – The Beach (feat. Pacific!)

Busy P – Still Busy (feat. Thunderbird Gerard)

Mr Flash – Reckless

Justice – Brianvision MMXIII

Cassius – Sunchild

Mr Oizo – Secam

So Me – TX/FL/PA

DSL – In Your House

Mickey Moonlight – Transition

Feadz – Coleslaw 43

Boston Bun – Grinded

[/Playlist]

Quand j’ai eu 30 ans

Quand j’ai eu 30 ans, j’ai eu peur. C’est venu comme ça, sans aucune raison apparente. Et pourtant c’était là, le veille du jour fatidique. Certain(e)s diront qu’un nombre ne veut rien dire. Que le jour faisant que ce même nombre change ne veut rien dire. Je les rejoins. Et pourtant c’est là. Ce chiffre 3 accolé au chiffre 0 m’ont fait peur. Deux symboles qui peuvent se transformer en une quantité.Et c’est cette quantité passée ou cette quantité à venir qui m’a fait peur.

[Apartéun chiffre est un symbole et un nombre la représentation d’une quantité – Source : http://secouchermoinsbete.fr/6100-la-difference-entre-nombres-et-chiffres]

J’ai donc eu peur. Peur de quoi me direz-vous ? Et bien la première chose que me vient à l’esprit est la peur du vide. J’étais là sur mon canapé à écouter avec une certain sourire l’album Random Access Memories des Daft Punk. J’étais là sur mon canapé à tapoter sur mon clavier un quelconque écrit. J’étais là sur mon canapé à essayer d’extérioriser ce qui était en moi. Ai-je réussi ? Oui. Oui D’une certaine façon.

Comme je l’ai dit dans de précédents billets, écrire me fait du bien. C’est la première et unique raison. Je pourrai écrire et garder cela pour moi bien entendu. Mais non. J’ai également ce besoin (Egoïste ? Egocentrique ?) de savoir que l’on peut me lire. Pas pour un besoin de reconnaissance. Non. Besoin de me dire que quelqu’un me lit. Besoin de savoir que cette même personne pourra répondre à cet écrit, d’une façon ou d’une autre s’il en a envie. Attention, je ne cible personne en particulier quand je dis cela. Au contraire. Plus la personne qui lit cet écrit m’est lointaine, mieux c’est. Je me dis que cela apporte encore plus de recul et apporte l’objectivité qui peut me manquer de temps en temps.

Ecrire me fait du bien.

Quand j’ai eu 30 ans, j’ai eu peur.

J’ai donc écris.

Lorsque cette peur a été présente, le premier réflexe a été de penser à quelque chose de rassurant. Et c’est  B. qui est apparue la 1ère. Elle était là, avec moi, à me réconforter à 5200 Km de distance. Le cerveau et son imagination font bien les choses. Cela permet de se rappeler de (très) bons moments et d’en imaginer d’autres à venir. Et en cette vieille de mes 30ans, je savais très bien que d’autres aller arriver. Parce que malgré cette peur qui me tenait, ce vide qui était là, j’avais confiance en moi.

Oui confiance en moi. Alors quand j’ai eu 30 ans, j’ai décidé d’avancer.

[Playlist]

Daft Punk – Giorgio by Moroder

Daft Punk – Within

Daft Punk – Instant Crush

Daft Punk – Lose Yourself to Dance

Daft Punk – Touch

[/Playlist]