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Et après ?

L’après est une question que je pose (trop ?) souvent. Elle revient constamment après un évènement marquant. Une soirée trop arrosée. Un geste de trop. Une parole de trop. Une musique, un film, un livre qui me retourne. Une relation qui se termine. Une relation qui commence. La liste peut être longue. Je pense que vous en avez compris le sens. Je m’arrêterai donc là.

Aujourd’hui si je me pose cette question c’est suite à mon Week-end Random. Celui-là même qui m’a en quelque sorte retourné, dans le bon sens du terme. B. n’aime pas que je me pose cette question là et pourtant je me la pose. Après 4 jours d’évidences, je n’arrive pas à l’écarter. Je n’arrive pas à en faire abstraction. Certain(e)s diront que pas assez d’eau à couler sous le pont. Je les rejoins. Et pourtant je suis là à tapoter sur mon clavier ces quelques lignes. Je suis là à parler de moi au lieu d’utiliser ces mêmes touches de clavier pour gagner mon pain. C’est que je dois en avoir besoin.

Besoin d’écrire. Besoin de poser sur “papier” ce que j’ai en moi. Besoin de trouver des réponses alors même que je ne dois pas me poser la bonne question. Car me poser cette question “Et après ?” alors même que je ne suis pas posé n’est pas une bonne idée. Pas assez de recul. Réagir dans la précipitation n’est pas une bonne idée dans ce cas précis. C’est le meilleur moyen de se tirer une balle dans le pied. Avant de pouvoir y répondre, il va falloir travailler. Travailler à savoir ce que je VEUX. Là est pour moi la seule et unique question. Pas facile d’y répondre. J’essaie depuis pas mal de temps pourtant.

Ma réponse varie dans le temps. Une fois je vais dire que je veux me poser, une autre que je veux partir en live et rien maîtriser, une autre que je veux être en province, l’autre dans une grande ville, etc. Ca a un côté flippant, je vous l’accorde. J’en flippe moi même. Et malgré ça, j’ai pris des décisions relativement engageantes. J’en suis heureux, je serai tenté de dire soulagé mais je ne vais pas pousser le bouchon trop loin (hein Maurice). Heureux d’avoir pu prendre ces engagements.

Mais vais-je les tenir ? Dois-je les tenir ?

Je pensai que certains d’entre eux m’offriraient une dose de liberté et maintenant je me dis que c’est l’inverse. Quand je vous dis que je peux être flippant … J’ai deux constantes  à mon avis.

La première.

Celle de ne pas vouloir faire de mal à celles / ceux que j’aime. Pas facile non plus vu que certaines décisions dans nos vies vont forcement engendrer de la souffrance à quelqu’un.

La seconde.

D’être honnête avec les autres et surtout moi même. Après ce Week-end Random, je n’ai pas l’impression de l’être. Alors je dois me poser, seul. Partir me changer les idées sans me tromper de direction. Aller mettre de l’ordre dans tout ça et revenir.

Une chose est sure (OUF on peut respirer !) : B. et moi nous reverrons. La patience se doit d’être de mise.

Patience …

[Playlist]

Note : les titres ici présents sont issus du mode aléatoire de ma playlist principale. Comprendre que je ne maitrise pas les titres qui passent dans mes oreilles. On pourrait trouver ici du Pierre Billon comme du Justice ou encore du Iam. Comprendre (à nouveau) que je ne passe pas volontairement dans mes oreilles des titres tristes.

Queens Of The Stone Age – The Vampyre Of Time And Memory

NU – MAN O TO – mixed

Jeff Buckley – Dream Brother

Groove Armada – Hands of time

Thomas Fersen – Bella Ciao – Live

Nasser – Come On

Puggy – She Kicks Ass

[/Playlist]

Week-end Random – #1

Cela fait maintenant quelque temps que je je n’avais écris ici. Ce n’est pas les idées qui manque. Ce n’est pas le temps qui manque. Ce n’est pas l’envie qui manque. Non rien de tout ça. Lorsque j’écris, j’ai besoin d’être dans un certain état. Besoin d’être à fleur de peau afin de retranscrire de la manière la plus vraie possible ce qui ce passe par la tête. Aujourd’hui, je pense d’une certaine manière être prêt à cela. La cause ? Un Week-end Random.

Le Week-end Random, c’est le week-end qui arrive à point nommer, le week-end où tu quittes tes repères, ton environnement, ton quotidien. Même si celui-ci était prévu depuis quelques temps, il avait tous les ingrédients pour en faire parti.

L’idée : partir dans un pays autre que la France, La retrouver. Retrouver un ami (je reviendrai peut-être plus loin sur cela). Rencontrer des nouvelles personnes. Se faire plaisir. Donner du plaisir. En tout cela, ce Week-end Random a tenue ses promesses. Mais bien plus. C’est pour cette raison que je le couche sur papier (Ndlr : en plusieurs papiers en fait).

Je pensais La retrouver. Je pensais simplement La retrouver. Cela a été le cas. En partant, je me posai également beaucoup de questions. Les questions habituelles : que va t-il se passer ? comment cela va se passer ? J’avais pour ordre de ne pas me les poser et pourtant ce fut le cas.

J’avais peur.

Peur de ce qui pouvait s’y passer et surtout peur du retour. Du retour à la réalité. Sur cela, je ne suis pas trompé. J’ai peur. Mais plus que cela. Je suis en pleine gueule de bois. Je suis en plein retour de bâton. J’ai pris une claque comme cela ne m’était pas arrivé depuis longtemps. Grâce à Elle. Oui j’emplois l’expression “grâce à elle”. Bien que cela fasse mal, que ça ne soit pas agréable, je l’en remercie de me l’avoir donné.

Pourquoi ?

J’ai découvert une femme lors de ce Week-end Random.

Une femme aux ressources impressionnantes. Une femme à l’intelligence tellement présente. Une femme terriblement belle. Une femme terriblement sexy. Une femme pleine de force. Une femme surprenante.

Cela pourrait me faire peur. Mais non. Elle m’a apporté la sérénité lors de ces 4 jours. Aucunes questions à se poser. Rien. Tout est allé de soit.

Comme une évidence.

Comme cette évidence de ma venue. Lorsqu’Elle m’a proposé ce Week-end Random, je n’ai pas hésité une seule seconde. C’est vrai que je n’avais vu son ami qu’une seule et unique fois  mais cela n’a pas fait l’ombre d’un doute. Je savais pertinemment que ça se passerait très bien avec lui. Il y a des gens comme cela où l’on sait toute de suite que ça collera des deux côtés. Et je ne me suis pas trompé.

Comme je ne me suis pas trompé sur les attentes que nous avions pour ces 4 jours. Un seul et même objectif fixé : se faire plaisir. Quelque soit le sens, la tournure que ce mot peut prendre. Et il en a pris de nombreuses : plaisir charnel, plaisir sentimental, plaisir amical, etc. Ils étaient tous là. Comme une parenthèse dans nos vies respectives.

Et après ?

Le premier jour du reste de ta vie – #1

Le premier du reste de ta vie je ferai quoi ?

A priori je serai toujours là. Une promesse faite à un ami (le plus vieux – T) comme quoi nous serions toujours là en 2081 pour voir l’éclipse totale du soleil qui sera visible depuis la France m’oblige à tenir ce propos.

A priori vous serez également là. Le “vous” est volontaire. Pas envie de cibler une ou des personnes en particulier. A vous de vous sentir concerné ou non. Pour les non, tant pis pour vous. Pour les concernés, bien joué. Les essentiels seront toujours là.  Ca veut dire qu’on pourra toujours :

  • Rire ensemble,
  • Partager des apéros ensemble,
  • Découvrir de nouveaux sons ensemble,
  • Vivre des nouvelles expériences ensemble,
  • Aller manger notre saucisses frites du jeudi midi ensemble,
  • Surfer ensemble,
  • Aller à Barneville pour notre pèlerinage estivale.
  • Etc.

A priori je serai toujours avec E. Où ? Je ne sais pas. Je miserai tout de même sur Cherbourg. Une chose est cependant presque sure. Ce ne sera pas l’appartement du 19.

Quoique qu’il en soit tu es là. Ce n’est plus un à priori. Tu es prêt à commencer ce premier jour du reste de ta vie.

Quel âge auras tu ? Je ne sais pas.

J’imagine tout de même que tu auras plus de 18 ans ne serait-ce que pour avoir une raison de quitter le cocon familial. Qui dit avoir 18 ans, dit avoir eu son bac (en toute logique – mais existera t-il encore et aura t-il la même valeur qu’aujourd’hui – à savoir quasi nulle par ailleurs). Qui dit avoir le bac, dit partir vers des études. Je ne te mets pas la pression en disant cela. Ne te méprend pas. Je parle au conditionnel donc rien n’est fait. Tu as toute ta vie devant toi.

Tu as 18 ans donc. Le lycée sera derrière toi. Tu devrais avoir des souvenirs plein la tête. Lesquels ? Même en parlant au conditionnel je n’ai avoir la prétention de les connaître. Ce seront les tiens. Certains partagés avec nous. D’autres non. Tu auras surement déjà compris que des fois c’est mieux de ne pas tout dire. Ca ne veut pas dire mentir à tes proches. Non. cela veut dire que chacun se doit d’avoir ses secrets. Tu auras simplement commencer à te construire. Ce qui inclus avoir pris quelques claques de la vie.

Et en 18 ans, tu auras déjà eu le temps d’en prendre je pense. Le moins possible j’espère. J’aurai tout fait pour quoiqu’il en soit. Après n’étant pas toujours derrière toi, et heureusement, certaines auront été inévitables. Ne serait-ce que celles des premiers chagrins d’amour. Certes elles ont du faire mal mais crois moi, elles t’apprennent toutes quelque chose. Tu ne t’en seras peut-être pas encore rendu compte mais tu verras.

D’autres claques auront peut-être fait surface. Celles des premières gueules de bois, celles des premières déceptions, celles des premières expériences qui t’auront complètement renversé, celles des premières joies, celles des premières découvertes.

Ce discours pourra me faire passer pour un vieux con auprès de toi mais dis toi que j’ai écris ces quelques lignes alors que tu n’étais pas encore là. Pas même en cours de conception. Pourquoi les avoir écris maintenant me demanderas tu peut-être.

La réponse est simple : parce que je suis dans cette période où j’ai beaucoup d’incertitudes. Le genre de période où il est temps de prendre certaines décisions qui auront des conséquences pour le reste de ma vie. Ne te détrompes pas. Ces décisions, j’ai envie de les prendre. Ce ne sont pas des fardeaux.

Je suis un peu comme toi maintenant en fait. Au bord d’un autre premier jour. C’est la raison de cet écrit. Tu verras, il n’y a pas qu’un seul nouveau jour dans ta vie. Et à chacun de ces jours, tu devras trouver des réponses à des questions. Pour les trouver tu auras peut-être ta technique. Ou plusieurs qui sait ? Pour moi je n’en ai trouver qu’une véritablement efficace. C’est l’écriture. C’est donc tout naturellement que j’ai pris ma plume pour écrire ce soir dans mon train.

Et c’est cette plume qui m’a amené à parler de toi qui n’existe pas encore. Pour tout te dire, tu n’étais pas pas prévu pour faire parti de ce récit. Tu es arrivé en cours de route. Ne le prend pas mal. Au contraire. Cela montre que dans ce moment d’incertitudes il y en a une qui ne l’est pas : t’avoir.

Et cette certitude qui ne l’était pas il y a quelque temps est pourtant belle et bien là. Elle me rassure et me fait peur. Qui l’emportera ? Tu connais la réponse.

Je t’envie.

[Playlist]

  • Looking for love (but  not so sure) – Pretty Lights
  • Saxophone – Odezenne
  • Addictive – Truth Hurts, Rakim
  • Formidable – Stromae

[/Playlist]

La moitié

Nous sommes aujourd’hui le 20 Juin. Il y a un peu plus de deux mois je quittais Montréal après y avoir passer 10 jours. 10 jours de retrouvailles. 10 jours à te (re)découvrir. 10 jours à être pleinement, réellement et physiquement là pour toi. 10 jours à te soutenir. 10 jours à rire, à partager, à dormir, à jouer avec toi. Pendant ces jours nous avons pu avoir un aperçu de notre quotidien à venir. J’ai aimé cela. Ce n’était certes pas encore le réel quotidien mais nous avons au moins pu le toucher du bout des doigts. Ce toucher, nous avons du le laisse de côté lorsque je suis parti. Ce fut dur. Et c’est toujours dur. Dur devoir nous faire vivre à distance. Que ce soit pour les joies ou pour les peurs, la distance commence à me peser. A nous peser. Pourtant nous avons à notre disposition de formidable outils pour nous aider à vivre cette distance. Que ce soit par Tumblr, par SMS, par téléphone, par Skype nous pouvons et devons nous faire vivre. Nous faire vivre à distance en attendant de nous faire vivre pleinement, physiquement, réellement.

Nous sommes aujourd’hui le 20 Juin. Dans un peu plus de deux mois je t’accueillerai en France. Paris ? Bordeaux ? Peu importe. Je serai là. Tu seras là. Mes bras seront grands ouverts, prêts à te serrer entre eux. Prêts à te protéger. Prêts à te libérer. Prêts à te rassurer. Tu seras là. Je serai là. Nous serons là. Mes bras seront donc là. Mais pas seulement. Mon esprit sera là. Prêt à te faire vibrer. Prêt à te faire grandir. Prêt à te découvrir. Prêt à te surprendre. Prêt à répondre à tes attentes, tes interrogations, à tes peurs. Mes larmes seront là. Larmes de bonheur. Larmes de soulagement. Larmes de lâcher prise. Parce que oui. J’ai besoin de lâcher prise. Besoin de dire “merde”, de dire “fuck” à tout le monde. Besoin de crier que désormais tu es là et que personne ne se mettra désormais entre nous. Que personne ne pourra te faire du mal sans que je puisse réagir. Toi comme moi allons pouvoir enfin se lâcher et vivre. Vivre pour nos personnes et vivre pour notre couple.

Ces deux mois à venir vont être compliqués. Ils vont être dur. Pourtant si l’on regarde notre histoire, 2 mois à passer ne sont rien comparer à nos 6 ans passés à échanger à distance. Et pourtant ces deux mois me font peur. Beaucoup plus que les deux mois précédent. Ils me font peur car la distance, notre séparation physique va commencer à nous peser de plus en plus. Ils me font peur car nous allons (surtout moi je pense) de plus en plus partir au quart de tour pour la moindre chose. Je sais pertinemment que le plus dur sera là. Que la bataille contre moi même va se jouer là dessus. Qu’elle va se jouer sur cette confiance, sur cette force qu’il me manque parfois. Il va falloir que je me batte contre cette boule au ventre qui commence à venir de plus en plus souvent. A tous moments. Qu’importe l’heure. Qu’importe où je suis. Qu’importe avec qui. Elle arrive. Elle m’immobilise. Me mange. Pour la contrer je n’ai pas toujours la solution. Et quand bien même je l’ai ce n’est pas forcement la bonne. Bien au contraire. Bien sur quand la solution est aller de me dépenser en faisant du sport (course, skate, etc.) elle ma paraît bonne. Mais quand la solution est de prendre l’apéro à des heures tardives, de sortir derrière je ne pense pas que cela soit une bonne solution. Je ne fais que m’égarer plus plutôt que de grandir. Hors j’ai ce besoin de grandir. J’ai ce besoin de partager. Avec toi. Seulement avec toi. Quand cette boule au ventre vient, j’ai l’impression de me retrouver comme un petit enfant. Cette impression d’être seul. Bien qu’entouré d’amis je me sens seul. Peut-être parce que je ne sais plus si je peux me considéré comme protéger lorsque je suis avec eux. Bien sur tu es là. Tu es constamment là. Je n’ai qu’à lever la tête ou regarder ta bague que je porte pour savoir que tu es là. Et pourtant des fois, et de plus en plus souvent, j’en veux plus[plusse]. Ou plutôt la boule au ventre prend le dessus et continue de me manger. J’ai conscience de te demander beaucoup. Conscience que tu n’as pas forcement la tête à cela et pourtant je te le demande. Parce cette moitié de temps à passer à besoin de nous. Pleinement de nous. Notre nous entier. Notre nous complice. Notre nous qui c’est construit au fil de ces 6 ans. Il est hors de question de laisser filer ces deux mois à légère. Bien au contraire ils doivent être notre moment, notre dernière ligne droite que l’on doit courir main dans la main pour aller franchir cette foutue ligne d’arrivée la tête haute et le sourire aux lèvres. Ainsi, nous pourrons regarder une dernière fois derrière nous, lever nos mains et dire ensemble “FUCK”.

Quand j’ai eu 30 ans

Quand j’ai eu 30 ans, j’ai eu peur. C’est venu comme ça, sans aucune raison apparente. Et pourtant c’était là, le veille du jour fatidique. Certain(e)s diront qu’un nombre ne veut rien dire. Que le jour faisant que ce même nombre change ne veut rien dire. Je les rejoins. Et pourtant c’est là. Ce chiffre 3 accolé au chiffre 0 m’ont fait peur. Deux symboles qui peuvent se transformer en une quantité.Et c’est cette quantité passée ou cette quantité à venir qui m’a fait peur.

[Apartéun chiffre est un symbole et un nombre la représentation d’une quantité – Source : http://secouchermoinsbete.fr/6100-la-difference-entre-nombres-et-chiffres]

J’ai donc eu peur. Peur de quoi me direz-vous ? Et bien la première chose que me vient à l’esprit est la peur du vide. J’étais là sur mon canapé à écouter avec une certain sourire l’album Random Access Memories des Daft Punk. J’étais là sur mon canapé à tapoter sur mon clavier un quelconque écrit. J’étais là sur mon canapé à essayer d’extérioriser ce qui était en moi. Ai-je réussi ? Oui. Oui D’une certaine façon.

Comme je l’ai dit dans de précédents billets, écrire me fait du bien. C’est la première et unique raison. Je pourrai écrire et garder cela pour moi bien entendu. Mais non. J’ai également ce besoin (Egoïste ? Egocentrique ?) de savoir que l’on peut me lire. Pas pour un besoin de reconnaissance. Non. Besoin de me dire que quelqu’un me lit. Besoin de savoir que cette même personne pourra répondre à cet écrit, d’une façon ou d’une autre s’il en a envie. Attention, je ne cible personne en particulier quand je dis cela. Au contraire. Plus la personne qui lit cet écrit m’est lointaine, mieux c’est. Je me dis que cela apporte encore plus de recul et apporte l’objectivité qui peut me manquer de temps en temps.

Ecrire me fait du bien.

Quand j’ai eu 30 ans, j’ai eu peur.

J’ai donc écris.

Lorsque cette peur a été présente, le premier réflexe a été de penser à quelque chose de rassurant. Et c’est  B. qui est apparue la 1ère. Elle était là, avec moi, à me réconforter à 5200 Km de distance. Le cerveau et son imagination font bien les choses. Cela permet de se rappeler de (très) bons moments et d’en imaginer d’autres à venir. Et en cette vieille de mes 30ans, je savais très bien que d’autres aller arriver. Parce que malgré cette peur qui me tenait, ce vide qui était là, j’avais confiance en moi.

Oui confiance en moi. Alors quand j’ai eu 30 ans, j’ai décidé d’avancer.

[Playlist]

Daft Punk – Giorgio by Moroder

Daft Punk – Within

Daft Punk – Instant Crush

Daft Punk – Lose Yourself to Dance

Daft Punk – Touch

[/Playlist]

One

Johnny Cash – One

Ecouter cette chanson en boucle.

L’écouter.

L’apprécier.

La vivre.

Je ferme les yeux.

Je te vois.

Je te vois au bord de la mer. Au bord de la mer sur une plage de sable fin. Le sable venant courir sur tes pieds. Tes pieds goutant également à la douceur de cette eau salée.

Je t’observe de loin tranquillement assis sur le sable. La lumière du soleil m’éblouissant légèrement, je te regarde. Mon regard est serein, bienveillant. Je veille sur toi. Je prend conscience de la chance que j’ai de pouvoir te regarder ainsi. La chance de pouvoir voir dans ton regard ce bonheur qui te parcoure. La chance de pouvoir sentir également ce bonheur parcourant toute ma peau, tout mon être.

Tu te retournes. Ton regard plonge dans le mien. Nous nous observons sans dire un mot. Mais tout est dit. J’esquisse un léger sourire. Ton regard vient se porter à nouveau vers l’horizon.

Je me lève doucement.

M’approche de toi.

Je sens à mon tour la douceur de l’eau venir caresser mes pieds. Mes mains posées sur tes épaules je viens caresser ta peau doucement. Simplement du bout des doigts. Je les fais descendre le long des hanches puis vient t’entourer de mes bras. Tu sens tout mon corps se lover contre tien. Mes lèvres se poser dans le creux de ton cou. Te déposer un léger baiser. Nos regards se perdent dans l’horizon.

Notre horizon.

Nous ne savons pas encore de quoi celui-ci est fait. Pourtant toi comme moi sommes sereins. Sereins et heureux. Tout simplement.

Ma main vient se glisser contre tes cheveux. Contre ta joue. Je la caresse doucement du bout des doigts. Je vois tes lèvres esquisser un début de mot.

Je porte un doigt sur elles.

Mes lèvres te murmurent doucement un “chut” avant de venir glisser à ton oreille …

… Je t’aime