
Premier de la série associée au tag “lecture” : Juliette Society par Sasha Grey.
Ce nom peut vous dire quelque chose et ne pas vous laisser indifférent puisqu’il s’agit bien ici de Sasha Grey, l’ex star du porno. Je me suis intéressé à cette femme, non pas en regardant ses pornos, mais par le biais d’un article/ interview paru(e) dans les Inrocks il y a de ça quelques années maintenant.
Cette interview m’avait interloqué. De part le ton adopté, de part le contenu, de part la réflexion qu’il y avait dans les propos tenu par Sasha Grey. Ils allaient bien au delà de ce que l’on peut lire habituellement. On y découvrait une personne pleine de réflexion et de questions sur notre société, quelqu’un qui assumait pleinement ses actes, qui sortait du lot. Et pour ma part, je suis toujours à la recherche de telles personnes. Ces personnes qui ne sont pas des moutons, qui s’affirment pleinement. Et là, j’ai eu ma dose avec cet(te) article / interview.
De fait, lorsque j’ai vu qu’elle avait écrit un livre – après avoir arrêter le porno – je me suis jeté dessus sans trop réfléchir en partant du principe que ça ne pouvait que me plaire.
La principale attente que j’avais de ce bouquin, c’est qu’il soit percutant. Qu’il me remue – C’est d’ailleurs ce que je cherche toujours et encore d’une façon générale mais ça, c’est une autre histoire – Et il l’est. Du moins sur les ¾ du livre.
Comme son titre l’indique, on va découvrir au fil de sa lecture une société secrète composée de personnes très influentes et très orientée sexe à l’état pur. Ne vous attendez pas à du grand classique. Ne vous attendez pas à du porno. Mais attendez vous peut-être à être remué par certaines scènes, à découvrir de nouvelles pratiques. Pour ma part, deux choses m’ont marqué.
La 1ère est le style d’écriture employé. A la fois léger, comme écrit d’une seule traite sans relecture, et à la fois très travaillé, comme si il y avait la volonté de faire référence à des classiques.
La seconde est la capacité à écrire sur l’abandon total de soi et surtout la capacité à donner envie au lecteur de s’abandonner lui même dans les plaisirs charnels. Sur certains passages, je ne pouvais m’empêcher de penser à ma #princess en me disant “je veux que l’on arrive à cela”. Pas dans les pratiques, mais dans le plaisir donné et reçu. Arriver à notre abandon. A cette intimité extreme.
Pour finir, ce livre a rempli son objectif à savoir me remuer. Le seul bémol vient de sa conclusion que je trouve trop vite écrite, comme bâclée alors que tout le reste du livre paraît réfléchi.