Un autre livre sur la famille. Un livre dans la veine que “Les corrections” de Jonathan Franzen.
Mais cette fois-ci, on va se retrouver en vase clos. Et c’est tant mieux puisque cela va accentuer le sentiment d’étouffement que l’on retrouve tout au long du livre. On a envie de crier avec les personnages.
L’auteur tape là où ça fait mal dans un contexte que – malheureusement – tout le monde connait à savoir le décès d’une personne proche. Ou comment mettre en exergue les blessures d’une famille, les non-dits. Je pense sincèrement que l’on peut tous se retrouver dans ce livre. D’une manière ou d’une autre.
Livre qui sort de l’ordinaire. Dans le style d’écriture mais aussi dans son contenu. En effet, en plus des textes, il est agrémenté de photos illustrant les propos de son auteur. Ce qui, je dois bien l’avouer, est quelque peu déroutant.
Ce livre parle d’amour, d’un rupture amoureuse. Les photos présentes sont donc les souvenirs de l’amoureuse. On se positionne du côté de celle qui est quittée. Et donc de la victime.
Et c’est peut-être ça qui m’a déplu dans ce livre. Pour la énième fois, on se place du côté de la victime. Et on y va pas avec les pincettes. Ce qui m’énerve d’autant plus. Dans une rupture il y a toujours un(e) méchant(e) et un(e) gentil(le). C’est la norme. Et pourtant c’est beaucoup plus complexe à mon sens.
J’aimerai que de temps en temps, que ce soit dans les livres ou dans les films (ou tout autre support !) on arrête de voir tout en noir et blanc. J’aimerai qu’on ajoute des nuances de gris et même de la couleur. Cela serait beaucoup plus fidèle à la réalité à mon sens.
Double histoire dans ce livre. Deux histoires qui vont se rejoindre, qui vont se construire en parallèle. Nous avons d’un côté la construction d’un empire, d’une multinationale. De l’autre nous avons le combat d’une femme contre son cancer.
A priori deux thèmes bien plombant. Je ne vous dirai pas le contraire. Mais deux thèmes qui sont très intéressants. Deux thèmes qui vont faire de ce livre un reflet de notre société. Et quel reflet ! Celui de notre société de consommation dans ce qu’elle a de pire.
Vous y découvrirez également toute l’histoire de la montée du capitalisme à travers une société en cosmétique et c’est pour le moins instructif. Je pense que comme moi, vous ne pourrez vous empêcher une comparaison avec une marque de cosmétique bien connu.
Je vous préviens par contre, il faut s’accrocher. Ce n’est pas le livre que l’on va lire de temps en temps au coin du canapé et sur une plage. Il demande un peu de rigueur si l’on veut suivre et surtout il demande que l’on s’intéresse un minimum à notre société actuelle.
Livre conseillé par ma #princess. Que ce soit d’elle vers moi ou de moi vers elle, nous aimons nous conseiller mutuellement. Nous aimons faire découvrir de nouvelles choses à l’autre. Que ce soit par des livres, des musiques, des films, etc. qui nous ont touchés, chacun partage avec l’autre. C’est un des piliers de notre relation.
La femme de nos vies est intervenu à un moment de ma vie où je devais faire un choix. Le genre de choix pas facile à prendre mais pourtant évident. Ce livre a accompagné cette réflexion. Il m’a parlé. Il m’a donné la boule au ventre qui fallait pour accompagner ce choix.
Alors oui, il est un peu à l’eau de rose mais il est beau. Je ne lirai pas 3 livres de cet auteur à la suite mais de temps en temps cela fait du bien. Surtout quand cela tombe dans des moments où ce genre de livre nous parle.
Ce livre parle donc d’amour sur fond de seconde guerre mondiale. Mais pas d’un amour ordinaire. Il sort du lot. Il est marquant à vie.
Je n’en dirai pas plus. Je vous laisse le découvrir et vous faire votre propre idée.
Vous en avez marre de lire des romans qui ne vous apprennent rien, vous aimeriez bien savoir ce qu’il y derrière les termes univers, galaxie, étoile, trou noir, etc. mais n’êtes pas scientifique dans l’âme ?
Ce livre est pour vous.
Une belle histoire du temps ou comment vulgariser, dans le (très) bon sens du terme, le fonctionnement de notre univers. Vous y découvrirez que oui, les voyages dans le temps c’est possible. Sous certaines conditions, mais c’est théoriquement possible. Vous y découvrirez ce qui se cache derrière les théories de la relativité, de la gravitation ou encore la théorie des cordes.
Non. Ne fuyez pas en lisant ces termes. Bien au contraire. La force de ce livre réside dans le fait qu’il vous explique d’une manière extrêmement simple (et non pas simpliste) comment tout cela fonctionne. Et surtout en quoi cela peut nous apporter quelque chose, en quoi cela nous fait avancer.
Je vous assure qu’après la lecture de ce livre, vous en ressortirez grandis.
Le dernier stade de la soif ou comment avoir soif de lecture après avoir lu ce livre. Oui elle était facile celle là mais méritée. Amplement méritée car ce livre est tout simplement une pépite. En tout point c’est une pépite.
Le style de l’écriture pour commencer. Il est instinctif. D’une traite. Sans apparente relecture. Pour s’essayer à une comparaison j’irai traîner du côté de chez Charles Bukowski pour retrouver ce style d’écriture que j’aime tant.
Le contenu ensuite. Ou plutôt le personnage. Il s’agit en effet ici d’un récit à la première personne où l’auteur parle de lui même. Et quel personnage fait-il ! Le lecteur va s’y attacher très rapidement malgré ses défauts, ses excès en tout genre. On va assister à sa descente aux enfers qui va accentuer d’autant plus l’attachement que l’on peut lui porter.
Le titre, le dernier stade de la soif, parle de lui même et résume à lui tout seul la force de ce livre. On pourrait pousser plus loin en parlant de déchéance absolue. Déchéance dans le sens où l’amour propre n’est plus. Où l’humain, Frederick Exley donc, ne vit qu’avec une fausse image de soi, une image complètement inventée, à l’opposé de ce qu’il est vraiment et qui pourtant arrive à nous accrocher.
Vous cherchez un livre vous remuant, vous questionnant sur ce que vous êtes ou penser être ? Vous cherchez un livre attachant mais qui ne tombe pas dans le roman à l’eau de rose ? Courrez chez votre libraire le plus proche – Oui je dis bien libraire et non un site internet … –
[J’avoue faire court sur celui là car je l’ai lu il y a quelques temps déjà et je ne l’ai plus en tête. Donc au lieu d’écrire n’importe quoi, je vais à l’essentiel !]
Les corrections ou comment écrire intelligemment sur la famille d’une manière acerbe et taper là où ça peut faire mal.
Le lecteur va rentrer dans la vie d’une famille d’apparence ordinaire pour très vite s’apercevoir que comme toutes les familles, elle a ses secrets, ses contradictions et qu’il faut soit vivre avec, soit les combattre pour soi-même avancer.
Un excellent livre donc. Dans la même veine qu’un autre du même auteur : Freedom.
Je ne saurai trop vous conseiller la lecture de ces deux livres.
Livre à lire entre deux autres plus costauds. Pas qu’il soit trop léger mais il reste très facile à lire. Il n’en reste pas moins très intéressant et offre à son lecteur un voyage à travers les livres. Et c’est que l’on demande aux livres non ? Qu’ils nous fassent voir un autre monde. Qu’ils nous sortent de l’ordinaire, de notre vie quotidienne. Qu’ils nous interpellent.
Ici les livres sont d’une certaine façon vivant. Que ce soit par le livre s’écrivant tout seul ou par le livre ne pouvant se lire qu’avec une cravate, cela nous fait voyager et surtout cela nous fait voir les livres autrement. Un bon moyen, à mon sens, de donner l’envie de continuer à lire encore et encore. On en vient même à se dire que ce serait quand même formidable si cela était vrai. Imaginez un livre qui se révélerait sous la condition suivante : être nu. Ou encore être excité. Oui là c’est moi qui déborde un peu mais je reste persuadé que cela pourrait être vraiment intéressant !
Quoiqu’il en soit, nu ou pas, ce livre peut vous faire sourire, vous faire voyager, vous faire rêver !
Premier de la série associée au tag “lecture” : Juliette Society par Sasha Grey.
Ce nom peut vous dire quelque chose et ne pas vous laisser indifférent puisqu’il s’agit bien ici de Sasha Grey, l’ex star du porno. Je me suis intéressé à cette femme, non pas en regardant ses pornos, mais par le biais d’un article/ interview paru(e) dans les Inrocks il y a de ça quelques années maintenant.
Cette interview m’avait interloqué. De part le ton adopté, de part le contenu, de part la réflexion qu’il y avait dans les propos tenu par Sasha Grey. Ils allaient bien au delà de ce que l’on peut lire habituellement. On y découvrait une personne pleine de réflexion et de questions sur notre société, quelqu’un qui assumait pleinement ses actes, qui sortait du lot. Et pour ma part, je suis toujours à la recherche de telles personnes. Ces personnes qui ne sont pas des moutons, qui s’affirment pleinement. Et là, j’ai eu ma dose avec cet(te) article / interview.
De fait, lorsque j’ai vu qu’elle avait écrit un livre – après avoir arrêter le porno – je me suis jeté dessus sans trop réfléchir en partant du principe que ça ne pouvait que me plaire.
La principale attente que j’avais de ce bouquin, c’est qu’il soit percutant. Qu’il me remue – C’est d’ailleurs ce que je cherche toujours et encore d’une façon générale mais ça, c’est une autre histoire – Et il l’est. Du moins sur les ¾ du livre.
Comme son titre l’indique, on va découvrir au fil de sa lecture une société secrète composée de personnes très influentes et très orientée sexe à l’état pur. Ne vous attendez pas à du grand classique. Ne vous attendez pas à du porno. Mais attendez vous peut-être à être remué par certaines scènes, à découvrir de nouvelles pratiques. Pour ma part, deux choses m’ont marqué.
La 1ère est le style d’écriture employé. A la fois léger, comme écrit d’une seule traite sans relecture, et à la fois très travaillé, comme si il y avait la volonté de faire référence à des classiques.
La seconde est la capacité à écrire sur l’abandon total de soi et surtout la capacité à donner envie au lecteur de s’abandonner lui même dans les plaisirs charnels. Sur certains passages, je ne pouvais m’empêcher de penser à ma #princess en me disant “je veux que l’on arrive à cela”. Pas dans les pratiques, mais dans le plaisir donné et reçu. Arriver à notre abandon. A cette intimité extreme.
Pour finir, ce livre a rempli son objectif à savoir me remuer. Le seul bémol vient de sa conclusion que je trouve trop vite écrite, comme bâclée alors que tout le reste du livre paraît réfléchi.
De simples histoires vécues. Des envies aussi. Bref la vie.