Il y a des livres que j’achète pour leur odeur

Il y a des livres que j’achète pour leur odeur. Leur titre. Leur velouté entre mes mains. Ou les premières phrases du premier chapitre. Puis je les pose dans un coin. Je les oublie. Quand je les retrouve, j’ai toujours une légère peur. Une sorte d’appréhension, la même peut-être que celle ressentie au rendez-vous donné à une fille qu’on a vue une fois : et si j’étais déçu ? Cela arrive. Le moment est mal choisi. Il faut attendre encore. Il m’est arrivé de lire un livre deux, trois ou quatre ans après l’avoir acheté. La rencontre se faisait à nouveau, brutale, comme une étreinte.

Dominique Sampiero, Un livre s’écrit tôt le matin (via ellednorih)

#8

Je suis très partager sur cette citation. Je comprends pleinement ce que peut ressentir son auteur mais je ne peux l’appliquer. Lorsque j’achète un livre, je me jette dessus, m’y accroche si l’envie n’est pas là, le dévore si l’auteur réussi à me toucher d’une manière ou d’une autre. Mais jamais je ne le laisse patienter de peur de l’oublier.

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