Tout a commencé par nos retrouvailles

Tout a commencé par nos retrouvailles dans un salon dédié au numérique. Chaleureuses. Naturelles. Toi comme moi étions pleinement nous-même. Il me semble avoir été boire un verre sur la terrasse avant de filer prendre le métro et sa chaleur étouffante en ce mois de Juin 2013. Echanges de nouvelles, rires, hésitations, questions ont rythmé notre trajet. Après avoir gravis les 5 étages nous amenant chez notre “hôte” absent, nous avons posé tes affaires, nous nous sommes rafraichis sur le balcon. Au soleil. Chacun portant son verre à la main. Moi fumant tranquillement. Te regardant d’une manière sereine et sûre pour la 1ère fois. Je ne savais pas encore que cette nuit alors devenir si importante pour toi, pour moi et pour nous. Non. Nous ne savions rien si ce n’est que nous étions là tous les deux l’un en face de l’autre. Après avoir fini nos verres, nous voilà partis direction un petit restaurant que je connaissais en bas de la rue Mouffetard. Coup de chance, une table c’est libérée rapidement. Une fois assis tu m’as fait part de ton mal de tête qui pointé le bout de son nez. Il y a un an, je ne les connaissais pas encore comme je les connais aujourd’hui. Il y a un an je ne savais que je pouvais agir directement dessus. Quoiqu’il en soit, nous avons continuer à bavarder comme deux vieux amis que nous étions. C’était la 1ère fois que nous bavardions ainsi. Face à face. Sans pression. Sans retenue. Presque à nu.

Une fois notre diner terminé, nous avons décidé de se ballader un peu dans cette même rue Mouffetard à la recherche d’un endroit où continuer la soirée, à boire un verre. Mais toi comme moi n’avions envie de nous mêler à trop de personne et c’est pourquoi nous avons chois de remonter chez “nous”. Mais

Quand j’ai eu 30 ans

Quand j’ai eu 30 ans, j’ai eu peur. C’est venu comme ça, sans aucune raison apparente. Et pourtant c’était là, le veille du jour fatidique. Certain(e)s diront qu’un nombre ne veut rien dire. Que le jour faisant que ce même nombre change ne veut rien dire. Je les rejoins. Et pourtant c’est là. Ce chiffre 3 accolé au chiffre 0 m’ont fait peur. Deux symboles qui peuvent se transformer en une quantité.Et c’est cette quantité passée ou cette quantité à venir qui m’a fait peur.

[Apartéun chiffre est un symbole et un nombre la représentation d’une quantité – Source : http://secouchermoinsbete.fr/6100-la-difference-entre-nombres-et-chiffres]

J’ai donc eu peur. Peur de quoi me direz-vous ? Et bien la première chose que me vient à l’esprit est la peur du vide. J’étais là sur mon canapé à écouter avec une certain sourire l’album Random Access Memories des Daft Punk. J’étais là sur mon canapé à tapoter sur mon clavier un quelconque écrit. J’étais là sur mon canapé à essayer d’extérioriser ce qui était en moi. Ai-je réussi ? Oui. Oui D’une certaine façon.

Comme je l’ai dit dans de précédents billets, écrire me fait du bien. C’est la première et unique raison. Je pourrai écrire et garder cela pour moi bien entendu. Mais non. J’ai également ce besoin (Egoïste ? Egocentrique ?) de savoir que l’on peut me lire. Pas pour un besoin de reconnaissance. Non. Besoin de me dire que quelqu’un me lit. Besoin de savoir que cette même personne pourra répondre à cet écrit, d’une façon ou d’une autre s’il en a envie. Attention, je ne cible personne en particulier quand je dis cela. Au contraire. Plus la personne qui lit cet écrit m’est lointaine, mieux c’est. Je me dis que cela apporte encore plus de recul et apporte l’objectivité qui peut me manquer de temps en temps.

Ecrire me fait du bien.

Quand j’ai eu 30 ans, j’ai eu peur.

J’ai donc écris.

Lorsque cette peur a été présente, le premier réflexe a été de penser à quelque chose de rassurant. Et c’est  B. qui est apparue la 1ère. Elle était là, avec moi, à me réconforter à 5200 Km de distance. Le cerveau et son imagination font bien les choses. Cela permet de se rappeler de (très) bons moments et d’en imaginer d’autres à venir. Et en cette vieille de mes 30ans, je savais très bien que d’autres aller arriver. Parce que malgré cette peur qui me tenait, ce vide qui était là, j’avais confiance en moi.

Oui confiance en moi. Alors quand j’ai eu 30 ans, j’ai décidé d’avancer.

[Playlist]

Daft Punk – Giorgio by Moroder

Daft Punk – Within

Daft Punk – Instant Crush

Daft Punk – Lose Yourself to Dance

Daft Punk – Touch

[/Playlist]

De simples histoires vécues. Des envies aussi. Bref la vie.