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Depuis maintenant 2 ans, j’attends cette explosion qui ne viendra pas. J’ai cru pendant un moment que je jouai le jeu de la cocotte minute, à savoir de faire monter la pression pour mieux exploser. Mais il n’en ai rien. J’ai bien l’impression que j’ai troqué l’explosion par la lente et contrôlée baisse de pression.
Ca m’a fait du bien de te revoir cette nuit. Même en rêve, tu continues de me bouleverser. C’est d’ailleurs la 1ère fois que je rêve de toi depuis notre séparation. Symptôme que je passe réellement à autre chose sans t’oublier pour autant ?
S’empêcher d’aimer pour mieux se reconstruire et aborder l’avenir sereinement, c’est nouveau pour moi. J’ai toujours fait l’inverse. Aujourd’hui je le fais pour moi mais surtout pour Elle. Pour qu’Elle se reconstruise sans moi. Pour qu’Elle soit Elle avant d’être ce Nous.
Regardons nous. Regardons nous car chacune de nos deux personnes sont différentes. Car chacune de nos deux personnes sont complémentaires. Alors je te regarde. Je te regarde même quand tu n’es pas là. Il suffit d’un regard posé sur une femme pour que je puisse penser à toi. Il suffit d’un regard sur une fille pour que je puisse la juger et la comparer à toi. Ces femmes, ces filles, je ne les connais pas. Et pourtant je me permets de les juger. Et pourtant je me permets cette comparaison. Comparaisons complètement subjectives je le concède. Qu’en sort-il de ces comparaisons ? Des questions. Des interrogations. Que ferais tu ? Comment serais tu ? Que dirais tu ? A ces questions viennent des réponses qui elles aussi sont complètement subjectives. Elles sont de mon propre fait puisque n’étant pas là, je réponds à ta place. Une femme/fille demandant un Coca-Cola et s’entendant répondre nous avons que du Pespi. Je t’imagine à sa place. Je vois déjà ton sourire pointé face à ce(tte) serveur/serveuse en disant “c’est honteux mais ça me va quand même”. Ce même sourire qui fera sourire la personne en face de toi. Ce même sourire qui continue de me faire craquer et que je jalouse tant. Je ne le voudrai que pour moi. Tout du moins en présence. Te voir au loin sourire, me fait sourire. J’aime à penser que mon regard dans ces cas là est bienveillant. Qu’il est protecteur Que tu le sens. Comme lorsque nous étions en Irlande. Je savais que tu me sentais. Comme moi je te sentais lorsque la situation était inversée. Nous étions là l’un pour l’autre d’une manière la plus simple et la plus saine qu’il puisse existé. Nous nous regardions. Aujourd’hui je continue de te regarder. Mais je te regarde partir. Je sens bien que tu pars. Je sens bien que mon regarde n’est plus le même sur toi. Il est méfiant. Il a peur. Aujourd’hui tu n’es pas là et pourtant je te regarde. Je te regarde toi qui m’a tant bouleversé. Toi qui m’a tant retourné. Toi qui m’a tant fait pleurer. Pleurer pour toi. Pour ce que tu es et pour ce que tu représentes pour moi. Lorsque je t’ai laissé à l’aéroport j’ai retrouvé cette boule au ventre. La même que celles que j’avais lorsque nous nous séparions pour retrouver nos vies respectives. La même que celle qui était présente lorsque nous nous regardions à travers une vitre. Une vitre qui nous séparait. Sommes nous en là aujourd’hui ? Est-ce une vitre qui nous sépare tant ? Est-ce une vitre qui va faire que nos vies vont à nouveau se séparer ? Je ne le sais pas. Je ne le veux pas. Alors je continue de te regarder. Mais à la différence des vitres d’aéroports, celle qui nous séparer actuellement ne demande pas que des regards si l’on veut aller plus ensemble. Elle demande à être brisée. De mon propre chef je dois la briser. Trouver la force de la briser. Trouver le bon angle pour qu’elle explose d’un seul coup. Et c’est seulement lorsque je l’aurai exploser qu’alors nos regards pourront se retrouver. Cette force là je l’ai. Cette volonté je l’ai. Alors quoi ? Alors pourquoi cette vitre n’explose t’elle pas ? Principalement parce que je ne sais où taper ? Trop de choses fourmillent dans ma tête et je ne me concentre pas là où je devrai me concentrer à savoir sur moi et sur toi. La vie que j‘ai ne me plait pas. Elle ne me correspond pas. Je ne fais que passer sans regarder les choses comme je devrai les regarder. Tu passes devant moi sans que je te regarde comme tu mérites que je te regarde. Cela doit changer. Cela doit changer pour que je puisse être ce que je suis. Cela doit changer pour que tu puisses à nouveau me regarder. Que tu puisses à nouveau être fier de moi. Que tu puisse sentir que tu peux compter sur moi. Je veux à nouveau sentir ton regard protecteur sur moi. Pour cela je dois savoir ce que moi je veux et comment je le veux. Comment je te veux. Comme tu me veux.
A ton retour, je me dois de te regarder. Réellement. Sans barrières. Comme la femme que tu es et que j’Aime tant. Comme la femme que je veux à mes côtés. Mais aussi et surtout je dois te regarder comme l’homme que je suis et que tu as tant aimé. Je dois te regarder comme celui qui t’a quitté plusieurs fois dans un aéroport et qui a tant pleurer de quitter la femme qu’il aimait. Comme celui qui t’a tant de fois blessé et qui maintenant le regrette tant. Comme celui qui t’Aime et qui sait qu’il te correspond. Comme celui qui a confiance en toi mais aussi et surtout confiance en lui. Comme celui qui veut un enfant avec toi et qui pour ce faire doit te prouver qu’il en est digne. Comme celui qui est serein face à un avenir qui pourrait être incertain. Comme celui qui ne veut plus d’un interrupteur sur son humeur. Comme celui qui veut enfin grandir et devenir l’homme qu’il est.
Comme celui qui veut devenir avec toi et non sans toi.
De simples histoires vécues. Des envies aussi. Bref la vie.