Ne nous aimons pas en pointillés mais en continue !
Archives par mot-clé : humeur
Pointillés
Pas le pouvoir
Je n’ai pas le pouvoir de te forcer à être monogame, j’ai juste très peur de l’abandon, ou peur que je ne sois pas à la hauteur pour te retenir près de moi, et donc j’ai besoin d’être rassuré de ce côté là, et je suis trop mal à l’aise face à une relation où il y aurait de l’adultère, donc j’ai besoin de ne pas trop voir ces tensions face à moi
Smile room
Je devrai y aller plus souvent …
Rien ne sort
Rien de sort. J’ai tout au fond de moi et rien ne sort. Elle connait ça pour le vivre depuis bientôt un an. Elle commence peut-être à s’en sortir maintenant. Et je l’envie. Je suis le premier à l’encourager à sortir ce qu’elle a au fond d’elle et elle est la première en m’encourager également. Et pourtant rien n’y fait. J’ai l’impression de pisser dans un violon. A écrire pour écrire. Chose que je me suis toujours refusé de faire. J’écris tout de même ces lignes dans l’idée que cela provoquera quelque chose en moi. Comme un déclic. Se forcer pour mieux remettre la machine en route. Fermer les yeux sur les lignes insipides qui en sortent et se dire “ça ira mieux demain”. De fait, je suis là à tapoter sur mon clavier avec l’espoir qu’il en sorte quelque chose. Pour moi. Et pour elle. Espérer qu’au bout d’un moment, un mot, une phrase va faire TILT et que je réussirai d’un à sortir ce que j’ai à sortir et de deux la toucher. D’une certaine manière j’ai toujours écris pour moi mais aussi pour elle. Au début c’était comme un exutoire. Me dire que j’écrivais pour moi mais aussi pour elle afin que tu me vois vraiment comme je suis au fond. Et cela a été le cas puisque nous en sommes là aujourd’hui. Quand nous étions ensemble à distance, mes écrits se sont transformés en ode à sa personne et à mon amour que je lui porte. Dis comme ça cela fait vraiment roman à l’eau de rose mais ce n’était pas le cas. Les mots, les tournures employé(e)s n’étaient pas de l’eau de rose mais des sentiments et une réalité brute. Qui me touchait. Et qui la touchait. Depuis un an, j’ai beau écrire un peu rien n’y fait. Je tombe dans le platonique. Je me répète sans trouver ces mêmes mots et ces mêmes tournures qui nous correspondaient. Je n’ai pas la prétention que ces lignes écrites dans ce billet retrouvent le “niveau” de celles d’il y a maintenant deux ans. Non. Comme je l’écris plus haut je vois plutôt ça comme un entrainement. Comme un vieux diesel que l’on rallumerait et que donc, réchaufferait avant de pouvoir le lancer. Ce ne sont pas des excuses mais une réalité. Le quotidien m’a bouffé. Et continue de me bouffer. Alors pour une fois c’est mon tour de bouffer. De bouffer ce quotidien. Par où l’attaquer. Par où lui faire mal. J’allais écrire “par où le taillader” mais cela ne me ressemble gère. Ce qui me ressemblerait plus c’est de poser les mots. De poser un mot. Un mot qui touche. J’hésite. Il est important ce mot. C’est lui qui posera la 1ère pierre de mon prochain billet. Plusieurs me vienne à l’esprit dans un ordre non défini : femme, enfant, sommeil, famille, amour, confiance, futur, passé.
[Amour]Femme. Ma femme. Ma femme que je chérie tant et à qui dans le même temps je fais du mal. Moralement parlant. J’en ai bien conscience. Cela me fait mal à moi aussi de la voir dépérir jour après jour sans que je puisse agir. Sans avoir l’impression de pouvoir agir. Puisque ce n’est qu’une impression. Subjective plus qu’objective. Je peux agir en étant droit, fort et en grandissant. En me dépassant. En lui faisant pleinement confiance. En regagnant sa confiance perdu après une (putain/grosse) erreur de jugement de ma part. Je vais encore une fois me battre pour réparer mes erreurs. Mais cette fois-ci je dois réellement me battre sous peine de la perdre définitivement. Et après toutes ces batailles menées seul ou avec elle, je ne peux admettre de nous séparer. Il y a bien entendu de l’orgueil dans mes propos mais aussi et surtout un réel amour pour cette femme, un réel sentiment que l’on peut être formidable à nous deux. Je crois encore dur comme fer en nous. Et je continuerai tant que je peux à croire que je ne me trompe pas sans pour autant me voiler la face. J’essai d’être un maximum lucide sur notre futur. Et je sais que ça ne sera pas facile. Mais j’y crois encore. Je ne veux pas baisser les bras (ni mon froc par ailleurs). Je veux en quelque sorte continuer de parier sur nous en ayant bien conscience que ce pari demande de relever mes manches. Je me dis ça et écris cela pour me persuader que je peux y arriver. Ce n’est pas dans mon caractère de me battre. Je ne me suis jamais battu de manière frontale (ou rarement) et encore moins battu pour une femme. C’est ma première fois. Et quelle première fois. Je ne me bats pas bien. Fais des erreurs. De grosses erreurs et pourtant à bientôt 32 ans c’est la 1ère fois que je veux me battre pour quelqu’un. Non pas parce que j’estime que cette personne m’appartient. Non je veux me battre pour cette personne, pour ce qu’elle est et pour ce que j’estime que nous pouvons faire. Et aussi dans un coin de ma tête j’ai encore la prétention de croire que je peux être quelqu’un de bien pour elle. J’y crois encore à cela également. Peut-être pas l’homme parfait mais si je pouvais seulement être l’homme de sa vie comme je pense qu’elle est la femme de ma vie, cela m’irait amplement.
[Famille]Enfant. Son enfant bien sur. Parce qu’il est au centre de sa vie et que par ricoché il l’est dans la mienne. Pas au centre mais proche. Et cela me va bien puisque bêtement ou non je m’attache à lui. Je n’ai souvent les bons comportements / bonnes attitudes avec lui ou même plus globalement quand il est là mais je sais que je m’améliore. Et surtout j’ai cette envie de prendre le temps de construire quelque chose avec lui. Prendre le temps comme me la souvent dit sa mère. J’ai merdé complètement lors de notre dernière entrevue. Je le sais. Comme je sais que cela mettra donc du temps à revenir avec lui. Je l’espère sincèrement. Cela devra passer avant tout de chose par sa mère bien évidement. J’en ai bien conscience de cela aussi. Son enfant donc mais aussi celui que j’aimerai un jour avoir avec elle. Propos qui pourrait paraitre déplacé vu la situation actuelle mais qui est toujours là avec moi et en moi. Parce que j’ai toujours cette phrase, ma phrase en tête de lorsque nous étions allongé tout les deux sur un lit en Italie. “Voudras tu un jour un autre enfant ? Avec moi. J’ai besoin de savoir cela” Puis son murmure “oui”. Ma mémoire me faisant horriblement défaut ce ne sont surement pas les mots exactes mais c’est ce que j’en ai gardé. Et ces mots continuent de me porter et de me hanter. Car c’est avec elle seule que je me vois avoir un enfant. Pas maintenant. Non. Mais cette perspective me redonne toujours quelque chose. Quand je la regarde, je ne peux m’empêcher de souvent y penser et de m’imaginer la voir enceinte, debout face à moi, un sourire aux lèvres, moi y répondant franchement en venant l’enlacer. Tout cela fait clicher et pourtant c’est ce que j’aimerai qu’on devienne.
[Futur][Passé]Sommeil. Dormir. Se reposer. Comme je lui ai dit il y a peu de temps, je suis fatigué. Au sens global du terme. Je voudrai fermer les yeux et ne pas avoir milles questions en têtes. Fermer les yeux sereinement et me dire “dors, tu peux maintenant dormir sans te préoccuper du lendemain”. Cette question du lendemain qui me vient régulièrement quand je ferme les yeux. Je devrai vivre au présent. Mais mon caractère a besoin d’un minimum de futur. Un futur sur. Qu’importe ce qu’il est est mais ce besoin de futur n’est pas assouvi. N’a pas ses réponses. Et cela ma préoccupe (trop). Me bouffe. J’ai essayé de faire semblant de m’en foutre mais la réalité m’a rattrapé. Sans un minimum de certitudes à court terme, je peux être serein. Et de certitudes je n’ai point ne serait-ce que pour le mois prochain.
Quel mot sera donc le bon ? Il y’en a t’il un ?
La nuit porte conseil parait-il …
Motobike
Je veux ça. Avec toi.
Libertés
L’amour comme l’art doit toujours être libre.
Les six derniers mois
Avec beaucoup de retard me voilà … Il me fallait peut-être mon verre de rhum et ma cigarette roulée pour pouvoir écrire. Je réfléchissais justement au fait que je n’ai pas sorti, que je n’ai pas écrit un seul mot depuis que je suis à Bordeaux. Et cela va bientôt six mois. Moi qui écrivais quelque chose de manière (presque) quotidienne voilà que je n’ai rien sorti depuis 6 mois. Que c’est-il passé depuis 6 mois ? Tout. Un aboutissement est arrivé. Ma femme est arrivée. Nous nous sommes (enfin) retrouvés. Réellement retrouvés. Après quasiment une année passé loin de l’autre nous voilà réunis. Réunis pour vivre notre vie. Pour vivre nos rêves. Depuis 6 mois nous sommes donc dans cette nouvelle ville. Dans ce nouvel environnement. Dans cet inconnu. Nous avons durant l’année passée essayer de minimiser cet inconnu. Nous avons essayé d’anticiper au maximum les choses tout en laissant la part belle à l’inconnu. Et cet inconnu est là. Tout comme nos anticipations sont là. Parmi les anticipations présentes je pourrai citer nos forts caractères, la relation avec l’autre (l’ex) qui certes c’est arrangée, mais reste néanmoins incertaine, la difficulté de trouver un emploi pour toi (mon optimisme n’y aura rien changé malheureusement), etc. Parmi l’inconnu il y a bien entendu notre vie. Notre vie à deux. Notre quotidien. Il nous amène des difficultés mais aussi et surtout de la joie, des plaisirs, des sourires, de la complicité, de l’attention, de la tendresse, des paroles, des échanges, des découvertes. Ce quotidien qui pouvait nous faire peur est pourtant bel et bien là. Par quotidien j’entends bien le “bon” quotidien. Pas celui qui amène les routines prendre le dessus sur le reste. Bien entendu les habitudes, et non pas les routines, sont là. Je pourrai citer le petit bisou avant de partir travailler, les petits mots laissés sur la table basse du salon, nos sourires mutuels lorsque nous nous rejoignons quelque part, lorsque l’on s’aperçois dans la rue marchant l’un vers l’autre, etc. J’aime ces habitudes là car contrairement à mes anciennes relations, elles sont naturelles. Elles ne sont pas forcées. Mes sourires lorsque je la vois, la prendre dans mes bras lorsque j’arrive à la maison ou dans la rue ou encore venir embrasser son front en prenant sa tête entre les mains. Je pourrai en citer tellement d’autres des habitudes comme cela. Mais encore une fois je les qualifie certes d’habitudes mais ce n’est pas par réflexe que je fais ces gestes mais bien par envie. Cela fait certes “que” six mois que nous vivons ensemble et pourtant je suis toujours étonné que ces envies soient là si naturellement. En ça, notre anticipation de notre vie commune ne nous aura pas fait défaut. Parmi les choses ne nous ayant pas faites défaut il y a également notre envie de découvertes. Découverte de l’autre mais aussi découverte de notre nouvelle environnement. Environnement géographique j’entends ici. En six mois nous avons pu découvrir de belles choses. De belles choses comme les plages de sable en septembre / octobre (dernier bain le 31/10 si ma mémoire est bonne !), les anciennes carrières et autres souterrains entre Bourg et Blaye, les monuments (ou ce qu’il en reste) des Templiers, une chapelle perdue au milieu d’une forêt de pin, etc. Que de belles choses de découvertes ensemble. Et ce, grâce à elle. En cela elle m’apporte beaucoup également. Elle me donne l’envie de découvrir et de ne pas se reposer sur ce que l’on a ou sur ce que l’on voit. Non. Nous grattons. Nous grattons comme nous pouvons avec ce que l’on a. Et ensemble, nous avons beaucoup. Beaucoup plus que chacun de notre côté. Comme nous l’avons souvent dit, ensemble, nous sommes plus fort. Et je dois bien avouer qu’il a fallu, qu’il faut être fort.
En effet ce que je viens dépeindre est fait de rose mais ces six mois passé ne sont pas uniquement rose. Nous avons eu des épreuves. Comme tout le monde me direz vous. Oui. Parmi mon entourage je ne pense vraiment pas être le plus à plaindre c’est certain puisque mon entourage a connu aussi son lot d’épreuves. Et du plus sincèrement que je puisse être, je souhaite et espère que ce genre d’épreuves sont passées pour cette année. Ces épreuves qu’on connu mon entourage ont eu, et ont encore, des répercutions sur moi. Etant loin pour la plupart, je n’ai pu être pleinement là pour eux. je n’ai pu être là comme j’aurai aimé être là pour eux. Pas pour faire bonne figure. Non. Simplement être là pour les personnes que j’aime. Parmi elles il y a El Zouzou bien entendu. Frapper de plein fouet par la faucheuse. Et je m’inquiète pour lui, pour eux. Je sais qu’ils sont forts mais étant loin d’eux, de lui je ne peux sentir le poux et savoir par le regard ce qu’il en est vraiment. Seul les mots écrits, seule la voix parlée peut me l’indiquer. Et ce n’est pas si simple. La distance peut des fois être pesante. La faucheuse est également venue frapper à ma porte. A la porte de ma famille. Je savais qu’elle frapperait bientôt mais comme souvent dans ces cas là, on souhaite qu’elle prenne son temps. On souhaite également qu’elle soit gentille. Dans mon cas, je sais qu’elle l’a été avec lui. L’emporter dans son sommeil était une bonne idée la faucheuse. Pour cela, j’aimerai te remercier car il méritait de partir ainsi. Bon tu aurais pu attendre encore peu mais c’est ainsi. Désormais la date du 26/11 restera dans ma mémoire. Désormais le 30/11 sera toujours différent et mes pensées iront vers lui et non plus vers moi. Ce qui est moins égoïste. Mes pensées n’attendront pas ces dates pour aller vers lui. Non. Je pense à lui tous les jours. Tous les jours je regarde cette bague que je porte et je pense à lui. Tous les jours je lève la tête vers le ciel et je pense à lui. De manière fugace. De manière maligne. Car en partant il nous a laissé sur notre faim en nous livrant un dernier bout de sa personnalité plein de mystère. On ne pouvait attendre mieux de lui. Eternel (c’est le mot …) cachotier. Sa dernière trouvaille aura été de nous apprendre qu’il était franc-maçon via la parole de son beau-fils à qui il aura fait jurer de nous l’apprendre qu’une fois décédé. C’est chose fait mon papi. Nous le savons désormais mais après ? Pourquoi ne pas en avoir parlé avant avec tes enfants ? Avec tes petites-enfants ? Pourquoi ce mystère autour de cela alors que pour ma part, j’aurai aimé que tu m’y inities. Pas pour le côté secret de l’organisation en tant que telle mais pour te connaître toi. Car au final je ne te connais pas tant que cela. Heureusement tes écris sur ta jeunesse passée sont là pour m’en apprendre plus sur toit. Pour me rendre compte des épreuves que tu as toi aussi passée (et quelles épreuves …). Maintenant que tu es parti je n’ai plus qu’eux pour me rapprocher de toi. Et je n’ai plus que mon stylo pour aller quémander des informations à mon bel-oncle. Je le ferai. Car il m’importe de te connaître. Durant ces six mois mon grand-père est donc parti. Au revoir l’artiste. Ce ne fut pas sans difficultés que je lui disais au revoir. Non. Je me suis vu faire des choses que je n’aurai pensé faire comme par exemple aller allumer un cierge pour lui dans une église. Je me suis aussi vu guidé et surtout soutenu par ma femme. Irréprochable. Sa présence à mes côtés m’a soutenu. M’a donné la force d’affronter cela. Elle m’a apporté le manque de la présence de mon papi. M’a apporté le réconfort nécéssaire dans cette situation. Je me vois encore rentré à la maison le midi, complètement paniqué suite à l’annonce de cette nouvelle. Je la vois encore me faire couler un bain très chaud, allumer les bougies, me glisser dans cette eau, s’assoir à côté de la baignoire et me tenir la main. Tout simplement. Et ce qu’il y a de beau et de magique c’est justement ce “tout simplement”. Elle était là, tout simplement. Tout simplement elle. Et je l’aime pour ce qu’elle est. Tout entière.
Durant ces six mois d’autres personnes sont partis. Au sens propre (malheureusement) comme au figuré. Au figuré car comme je m’y attendais, mon départ de ma ville natale a d’une certaine façon provoqué un tri naturel dans mon cercle d’ami. Je ne regrette en rien ce tri presque involontaire. Je le constate juste. Comme je le disais plus haut (bien plus haut), la distance a un impact qu’on le veuille ou non. Cet impact je m’y attendais. De fait il passe d’une certaine façon mieux que si c’était une surprise. Et sans me mentir il passe également beaucoup car ma femme est là avec moi. Encore une fois elle est là entière. Parmi ces départ, un m’a particulièrement fait mal. L’architecte que je considère comme un ami proche m’a fait défaut. Je lui en ai tenu rigueur. Et contrairement à ce que je peux faire ou dire d’habitude, j’ai parlé à mon architecte. Je lui ai dit ce que j’avais à dire à savoir ma déception de sa non présence. Il l’a encaissé. L’a reconnu. S’en est excusé. Je serai tenter de dire next puisque rien ne c’est passé depuis mais je ne le veux pas. Je ne peux pas, ne veux me dire que c’est d’une certaine fini. Non. Je veux ou plutôt aimerai me dire que lorsque nous reviendrons dans ma ville natale la relation avec lui sera comme avant. Mais j’ai du mal à y croire. C’est ainsi. Heureusement d’autres relations ne bougeront pas. Celle avec mon El Zouzou ne bougera pas. Je le sais et en suis pleinement convaincu. Et à mon sens, c’est le principal.
Durant ces six mois, j’ai également perdu un peu force. De la force en moi. Ma femme m’en a apporté et continue de m’en apporter tous les jours mais je sais au fond de moi que la confiance en moi m’a un peu abandonné. Elle est toujours là bien entendu et heureusement. Mais je sais qu’une partie est parti justement. Où je ne sais pas. La retrouverai-je ? Oui. Définitivement oui. La cause de cette perte n’est pas claire pour moi. J’ai bien des idées et parmi il y a la peur. La peur de perdre. La peur de perdre celle que j’aime tant. Toujours cette peur. Je devrai m’en servir pour me renforcer mais des fois elle me desserre. Au lieu de me donner la force et l’envie d’aller plus loin elle me bloque, me renferme sur moi et me fait agir à l’inverse de ce qu’il faudrait faire. Fort heureusement ce n’est pas tout le cas mais d’une manière générale je sais que je n’agis pas comme je devrai agir. Je me braque au lieu d’aller de l’avant et de prendre pleinement soin de celle que j’aime. Ceux qui me connaisse bien savent de quoi je parle lorsque j’emploi ces mots. Ma femme elle, l’a découvert pendant ces six derniers mois. Je lui avais promis d’être fort et des fois, je ne le suis pas. C’est humain me direz-vous. Et vous avez raison. Sauf que ma femme est tout pour moi et que je veux être à la hauteur de ce qu’elle attendait, de ce qu’elle attend de moi. Je sais que je suis prêt, tout prêt de l’être. Cela doit être cette fameuse règle des 80/20. 80% du travail ce fait en 20% du temps et les 20% restant ce fait en 80%. Foutue règle. Alors je travaille. Je travaille à prendre sur moi tout en disant les choses. Je travaille à avoir confiance à moi. Je travaille tout simplement à être moi en fait. Réellement moi dans tout sa splendeur (oui oui je sais ce que je vaux alors merde …). Je travaille à aller vers où je souhaite aller, vers où nous souhaitons aller. Et nous souhaitons aller loin. En toute simplicité. Je sais que cette confiance en moi qui me manque n’est pas loin. Ma femme m’a appris durant ces dernières années à aller la chercher, à la retrouver. Alors maintenant que ma femme est à mes côtés, je devrai, je dois la trouver à la prendre encore plus facilement. C’est un long chemin. Mais c’est un chemin que je souhaite, que je veux absolument prendre. Et encore une fois bien que cela doive venir de moi, c’est ma femme qui est ma plus précieuse alliée. Avec elle je suis moi. Comme elle est pleinement elle.
Durant ces six derniers mois, tout n’est pas rose pour elle non plus. Que ce soit niveau professionnel ou personnel, de belles épreuves sont passées et sont encore là. Elle les a passé. Avec sa force que j’admire tant et continue de les passer. Lorsque nous étions éloignés (géographiquement j’entends), j’étais son pilier. Depuis que nous sommes là, je le suis mais pas autant que nous le souhaitons. Qu’elle le souhaite. Que je le souhaite. Et pourtant elle arrive toujours à refaire surface. A être là. A sourire. A y croire. Je l’admire pour cela. Je veux faire plus que cela pour elle. Je veux être plus qu’un simple admirateur. Je sais que je le suis. Je sais aussi que je peux l’être encore plus. Je me mets certes la pression mais à mon sens cette pression est saine car elle me fait, car elle nous fait aussi avancer. Encore avancer. Bizarrement (et malheureusement) les mots me manquent souvent avec elle. Mes gestes sont là. Mes caresses. Mes réconforts sont là. Mais j’aimerai tant pouvoir avoir les mots qu’elle a besoin d’entendre. J’essai. Et c’est à mon sens le principal. Essayer. Ne pas abandonner. Vouloir alors aller toujours plus loin avec elle sans pour autant m’oublier. Sans pour autant nous oublier.
Ce que j’essai de dire, d’écrire c’est tout simplement que je suis follement amoureux de ma femme, que je veux le meilleur pour elle afin quelle puisse se libérer complètement et être pleinement elle. Car ce qu’elle est, ce que tu es ma princess, mérite pleinement de s’ouvrir et de prendre réellement son envol. Mérite pleinement que tu sois toi. Comme je mérite d’être pleinement moi. Comme nous méritons d’être pleinement nous.
Nous avons déjà écris plusieurs chapitres ensemble. Celui que nous écrivons actuellement n’est pas le plus facile mais lorsque je vois, lorsque je sens à quel point je suis heureux avec elle, à quel point je peux l’aimer, à quel point elle peut me rendre fou alors je dis oui. Définitivement oui, cela mérite bien de continuer à écrire notre livre.
Ces six derniers mois sont désormais presque derrière nous, derrière moi. Ils ont riches. Riches en découvertes, en plaisirs, en émotions, en rire, en larme, en bonheur, en amour, en sourires, en jeux de cartes, en insomnies, en gnochis, en crêpes, en berges de la Garonne, en famille, en cartons, en poils de chat, en souffles, en “quoi”, en orgasmes, en coups de gueules, en kilomètres parcourus, en calins, en caresses, en bisou, en films, en games of throne, en saucissons, en quick, en cinémas, etc. En tout.
En somme, riche en ce que j’attendais. Car tu es désormais là. Oui toi là-bas avec ton si joli sourire, avec ton si joli regard, avec tes si jolis yeux noirs, avec ton si joli corps, avec ta si jolie personne. Avec ce que tu es. C’est grâce à toi si c’est six derniers mois je souhaite qu’ils ne soient qu’un préambule à notre vie.
Je t’Aime.
Ton Homme
Où est elle ?
Où est ma Indy Girl ? Ma princess ? Mon amour ? Ma femme ?
Je suis torturé entre deux sentiments, deux actions. La laisser seule et m’éclipser. Ou prendre / avoir des nouvelles pour me réconforter moi. J’ai toujours eu pleinement confiance en elle mais depuis quelques jours cette confiance s’émiette inévitablement. Je n’arrive pas à savoir si mes actions sont bonnes ou non. Si c’est normal ou non d’agir ainsi. Qui a raison ? Qui a tord ? Je veux des réponses que seule elle peut m’apporter et qu’elle ne m’apportera pas tant qu’elle n’aura pas elle même ces mêmes réponses mais pour elle. Alors j’attends. Et c’est dur. Je veux avancer.
Snoopy
tout que ce je veux
Je ne veux rien de plus
qu’aimer et être aimé…
V. H. SCORP (via vhscorp)
C’est tout que ce je veux. Moi aussi.



