Normalement, fantasmer, c’est prendre le risque d’être déçu.
Avec Elle, mes fantasmes ont alimenté mon désir, qui a provoqué le sien.
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Les six derniers mois
Avec beaucoup de retard me voilà … Il me fallait peut-être mon verre de rhum et ma cigarette roulée pour pouvoir écrire. Je réfléchissais justement au fait que je n’ai pas sorti, que je n’ai pas écrit un seul mot depuis que je suis à Bordeaux. Et cela va bientôt six mois. Moi qui écrivais quelque chose de manière (presque) quotidienne voilà que je n’ai rien sorti depuis 6 mois. Que c’est-il passé depuis 6 mois ? Tout. Un aboutissement est arrivé. Ma femme est arrivée. Nous nous sommes (enfin) retrouvés. Réellement retrouvés. Après quasiment une année passé loin de l’autre nous voilà réunis. Réunis pour vivre notre vie. Pour vivre nos rêves. Depuis 6 mois nous sommes donc dans cette nouvelle ville. Dans ce nouvel environnement. Dans cet inconnu. Nous avons durant l’année passée essayer de minimiser cet inconnu. Nous avons essayé d’anticiper au maximum les choses tout en laissant la part belle à l’inconnu. Et cet inconnu est là. Tout comme nos anticipations sont là. Parmi les anticipations présentes je pourrai citer nos forts caractères, la relation avec l’autre (l’ex) qui certes c’est arrangée, mais reste néanmoins incertaine, la difficulté de trouver un emploi pour toi (mon optimisme n’y aura rien changé malheureusement), etc. Parmi l’inconnu il y a bien entendu notre vie. Notre vie à deux. Notre quotidien. Il nous amène des difficultés mais aussi et surtout de la joie, des plaisirs, des sourires, de la complicité, de l’attention, de la tendresse, des paroles, des échanges, des découvertes. Ce quotidien qui pouvait nous faire peur est pourtant bel et bien là. Par quotidien j’entends bien le “bon” quotidien. Pas celui qui amène les routines prendre le dessus sur le reste. Bien entendu les habitudes, et non pas les routines, sont là. Je pourrai citer le petit bisou avant de partir travailler, les petits mots laissés sur la table basse du salon, nos sourires mutuels lorsque nous nous rejoignons quelque part, lorsque l’on s’aperçois dans la rue marchant l’un vers l’autre, etc. J’aime ces habitudes là car contrairement à mes anciennes relations, elles sont naturelles. Elles ne sont pas forcées. Mes sourires lorsque je la vois, la prendre dans mes bras lorsque j’arrive à la maison ou dans la rue ou encore venir embrasser son front en prenant sa tête entre les mains. Je pourrai en citer tellement d’autres des habitudes comme cela. Mais encore une fois je les qualifie certes d’habitudes mais ce n’est pas par réflexe que je fais ces gestes mais bien par envie. Cela fait certes “que” six mois que nous vivons ensemble et pourtant je suis toujours étonné que ces envies soient là si naturellement. En ça, notre anticipation de notre vie commune ne nous aura pas fait défaut. Parmi les choses ne nous ayant pas faites défaut il y a également notre envie de découvertes. Découverte de l’autre mais aussi découverte de notre nouvelle environnement. Environnement géographique j’entends ici. En six mois nous avons pu découvrir de belles choses. De belles choses comme les plages de sable en septembre / octobre (dernier bain le 31/10 si ma mémoire est bonne !), les anciennes carrières et autres souterrains entre Bourg et Blaye, les monuments (ou ce qu’il en reste) des Templiers, une chapelle perdue au milieu d’une forêt de pin, etc. Que de belles choses de découvertes ensemble. Et ce, grâce à elle. En cela elle m’apporte beaucoup également. Elle me donne l’envie de découvrir et de ne pas se reposer sur ce que l’on a ou sur ce que l’on voit. Non. Nous grattons. Nous grattons comme nous pouvons avec ce que l’on a. Et ensemble, nous avons beaucoup. Beaucoup plus que chacun de notre côté. Comme nous l’avons souvent dit, ensemble, nous sommes plus fort. Et je dois bien avouer qu’il a fallu, qu’il faut être fort.
En effet ce que je viens dépeindre est fait de rose mais ces six mois passé ne sont pas uniquement rose. Nous avons eu des épreuves. Comme tout le monde me direz vous. Oui. Parmi mon entourage je ne pense vraiment pas être le plus à plaindre c’est certain puisque mon entourage a connu aussi son lot d’épreuves. Et du plus sincèrement que je puisse être, je souhaite et espère que ce genre d’épreuves sont passées pour cette année. Ces épreuves qu’on connu mon entourage ont eu, et ont encore, des répercutions sur moi. Etant loin pour la plupart, je n’ai pu être pleinement là pour eux. je n’ai pu être là comme j’aurai aimé être là pour eux. Pas pour faire bonne figure. Non. Simplement être là pour les personnes que j’aime. Parmi elles il y a El Zouzou bien entendu. Frapper de plein fouet par la faucheuse. Et je m’inquiète pour lui, pour eux. Je sais qu’ils sont forts mais étant loin d’eux, de lui je ne peux sentir le poux et savoir par le regard ce qu’il en est vraiment. Seul les mots écrits, seule la voix parlée peut me l’indiquer. Et ce n’est pas si simple. La distance peut des fois être pesante. La faucheuse est également venue frapper à ma porte. A la porte de ma famille. Je savais qu’elle frapperait bientôt mais comme souvent dans ces cas là, on souhaite qu’elle prenne son temps. On souhaite également qu’elle soit gentille. Dans mon cas, je sais qu’elle l’a été avec lui. L’emporter dans son sommeil était une bonne idée la faucheuse. Pour cela, j’aimerai te remercier car il méritait de partir ainsi. Bon tu aurais pu attendre encore peu mais c’est ainsi. Désormais la date du 26/11 restera dans ma mémoire. Désormais le 30/11 sera toujours différent et mes pensées iront vers lui et non plus vers moi. Ce qui est moins égoïste. Mes pensées n’attendront pas ces dates pour aller vers lui. Non. Je pense à lui tous les jours. Tous les jours je regarde cette bague que je porte et je pense à lui. Tous les jours je lève la tête vers le ciel et je pense à lui. De manière fugace. De manière maligne. Car en partant il nous a laissé sur notre faim en nous livrant un dernier bout de sa personnalité plein de mystère. On ne pouvait attendre mieux de lui. Eternel (c’est le mot …) cachotier. Sa dernière trouvaille aura été de nous apprendre qu’il était franc-maçon via la parole de son beau-fils à qui il aura fait jurer de nous l’apprendre qu’une fois décédé. C’est chose fait mon papi. Nous le savons désormais mais après ? Pourquoi ne pas en avoir parlé avant avec tes enfants ? Avec tes petites-enfants ? Pourquoi ce mystère autour de cela alors que pour ma part, j’aurai aimé que tu m’y inities. Pas pour le côté secret de l’organisation en tant que telle mais pour te connaître toi. Car au final je ne te connais pas tant que cela. Heureusement tes écris sur ta jeunesse passée sont là pour m’en apprendre plus sur toit. Pour me rendre compte des épreuves que tu as toi aussi passée (et quelles épreuves …). Maintenant que tu es parti je n’ai plus qu’eux pour me rapprocher de toi. Et je n’ai plus que mon stylo pour aller quémander des informations à mon bel-oncle. Je le ferai. Car il m’importe de te connaître. Durant ces six mois mon grand-père est donc parti. Au revoir l’artiste. Ce ne fut pas sans difficultés que je lui disais au revoir. Non. Je me suis vu faire des choses que je n’aurai pensé faire comme par exemple aller allumer un cierge pour lui dans une église. Je me suis aussi vu guidé et surtout soutenu par ma femme. Irréprochable. Sa présence à mes côtés m’a soutenu. M’a donné la force d’affronter cela. Elle m’a apporté le manque de la présence de mon papi. M’a apporté le réconfort nécéssaire dans cette situation. Je me vois encore rentré à la maison le midi, complètement paniqué suite à l’annonce de cette nouvelle. Je la vois encore me faire couler un bain très chaud, allumer les bougies, me glisser dans cette eau, s’assoir à côté de la baignoire et me tenir la main. Tout simplement. Et ce qu’il y a de beau et de magique c’est justement ce “tout simplement”. Elle était là, tout simplement. Tout simplement elle. Et je l’aime pour ce qu’elle est. Tout entière.
Durant ces six mois d’autres personnes sont partis. Au sens propre (malheureusement) comme au figuré. Au figuré car comme je m’y attendais, mon départ de ma ville natale a d’une certaine façon provoqué un tri naturel dans mon cercle d’ami. Je ne regrette en rien ce tri presque involontaire. Je le constate juste. Comme je le disais plus haut (bien plus haut), la distance a un impact qu’on le veuille ou non. Cet impact je m’y attendais. De fait il passe d’une certaine façon mieux que si c’était une surprise. Et sans me mentir il passe également beaucoup car ma femme est là avec moi. Encore une fois elle est là entière. Parmi ces départ, un m’a particulièrement fait mal. L’architecte que je considère comme un ami proche m’a fait défaut. Je lui en ai tenu rigueur. Et contrairement à ce que je peux faire ou dire d’habitude, j’ai parlé à mon architecte. Je lui ai dit ce que j’avais à dire à savoir ma déception de sa non présence. Il l’a encaissé. L’a reconnu. S’en est excusé. Je serai tenter de dire next puisque rien ne c’est passé depuis mais je ne le veux pas. Je ne peux pas, ne veux me dire que c’est d’une certaine fini. Non. Je veux ou plutôt aimerai me dire que lorsque nous reviendrons dans ma ville natale la relation avec lui sera comme avant. Mais j’ai du mal à y croire. C’est ainsi. Heureusement d’autres relations ne bougeront pas. Celle avec mon El Zouzou ne bougera pas. Je le sais et en suis pleinement convaincu. Et à mon sens, c’est le principal.
Durant ces six mois, j’ai également perdu un peu force. De la force en moi. Ma femme m’en a apporté et continue de m’en apporter tous les jours mais je sais au fond de moi que la confiance en moi m’a un peu abandonné. Elle est toujours là bien entendu et heureusement. Mais je sais qu’une partie est parti justement. Où je ne sais pas. La retrouverai-je ? Oui. Définitivement oui. La cause de cette perte n’est pas claire pour moi. J’ai bien des idées et parmi il y a la peur. La peur de perdre. La peur de perdre celle que j’aime tant. Toujours cette peur. Je devrai m’en servir pour me renforcer mais des fois elle me desserre. Au lieu de me donner la force et l’envie d’aller plus loin elle me bloque, me renferme sur moi et me fait agir à l’inverse de ce qu’il faudrait faire. Fort heureusement ce n’est pas tout le cas mais d’une manière générale je sais que je n’agis pas comme je devrai agir. Je me braque au lieu d’aller de l’avant et de prendre pleinement soin de celle que j’aime. Ceux qui me connaisse bien savent de quoi je parle lorsque j’emploi ces mots. Ma femme elle, l’a découvert pendant ces six derniers mois. Je lui avais promis d’être fort et des fois, je ne le suis pas. C’est humain me direz-vous. Et vous avez raison. Sauf que ma femme est tout pour moi et que je veux être à la hauteur de ce qu’elle attendait, de ce qu’elle attend de moi. Je sais que je suis prêt, tout prêt de l’être. Cela doit être cette fameuse règle des 80/20. 80% du travail ce fait en 20% du temps et les 20% restant ce fait en 80%. Foutue règle. Alors je travaille. Je travaille à prendre sur moi tout en disant les choses. Je travaille à avoir confiance à moi. Je travaille tout simplement à être moi en fait. Réellement moi dans tout sa splendeur (oui oui je sais ce que je vaux alors merde …). Je travaille à aller vers où je souhaite aller, vers où nous souhaitons aller. Et nous souhaitons aller loin. En toute simplicité. Je sais que cette confiance en moi qui me manque n’est pas loin. Ma femme m’a appris durant ces dernières années à aller la chercher, à la retrouver. Alors maintenant que ma femme est à mes côtés, je devrai, je dois la trouver à la prendre encore plus facilement. C’est un long chemin. Mais c’est un chemin que je souhaite, que je veux absolument prendre. Et encore une fois bien que cela doive venir de moi, c’est ma femme qui est ma plus précieuse alliée. Avec elle je suis moi. Comme elle est pleinement elle.
Durant ces six derniers mois, tout n’est pas rose pour elle non plus. Que ce soit niveau professionnel ou personnel, de belles épreuves sont passées et sont encore là. Elle les a passé. Avec sa force que j’admire tant et continue de les passer. Lorsque nous étions éloignés (géographiquement j’entends), j’étais son pilier. Depuis que nous sommes là, je le suis mais pas autant que nous le souhaitons. Qu’elle le souhaite. Que je le souhaite. Et pourtant elle arrive toujours à refaire surface. A être là. A sourire. A y croire. Je l’admire pour cela. Je veux faire plus que cela pour elle. Je veux être plus qu’un simple admirateur. Je sais que je le suis. Je sais aussi que je peux l’être encore plus. Je me mets certes la pression mais à mon sens cette pression est saine car elle me fait, car elle nous fait aussi avancer. Encore avancer. Bizarrement (et malheureusement) les mots me manquent souvent avec elle. Mes gestes sont là. Mes caresses. Mes réconforts sont là. Mais j’aimerai tant pouvoir avoir les mots qu’elle a besoin d’entendre. J’essai. Et c’est à mon sens le principal. Essayer. Ne pas abandonner. Vouloir alors aller toujours plus loin avec elle sans pour autant m’oublier. Sans pour autant nous oublier.
Ce que j’essai de dire, d’écrire c’est tout simplement que je suis follement amoureux de ma femme, que je veux le meilleur pour elle afin quelle puisse se libérer complètement et être pleinement elle. Car ce qu’elle est, ce que tu es ma princess, mérite pleinement de s’ouvrir et de prendre réellement son envol. Mérite pleinement que tu sois toi. Comme je mérite d’être pleinement moi. Comme nous méritons d’être pleinement nous.
Nous avons déjà écris plusieurs chapitres ensemble. Celui que nous écrivons actuellement n’est pas le plus facile mais lorsque je vois, lorsque je sens à quel point je suis heureux avec elle, à quel point je peux l’aimer, à quel point elle peut me rendre fou alors je dis oui. Définitivement oui, cela mérite bien de continuer à écrire notre livre.
Ces six derniers mois sont désormais presque derrière nous, derrière moi. Ils ont riches. Riches en découvertes, en plaisirs, en émotions, en rire, en larme, en bonheur, en amour, en sourires, en jeux de cartes, en insomnies, en gnochis, en crêpes, en berges de la Garonne, en famille, en cartons, en poils de chat, en souffles, en “quoi”, en orgasmes, en coups de gueules, en kilomètres parcourus, en calins, en caresses, en bisou, en films, en games of throne, en saucissons, en quick, en cinémas, etc. En tout.
En somme, riche en ce que j’attendais. Car tu es désormais là. Oui toi là-bas avec ton si joli sourire, avec ton si joli regard, avec tes si jolis yeux noirs, avec ton si joli corps, avec ta si jolie personne. Avec ce que tu es. C’est grâce à toi si c’est six derniers mois je souhaite qu’ils ne soient qu’un préambule à notre vie.
Je t’Aime.
Ton Homme
Les essentiels du marché
#café #weekend #paysbasque #canard #lesessentiels
Les cœurs battent à l’unisson lorsqu’une relation de confiance se crée
Les cœurs battent à l’unisson lorsqu’une relation de confiance se crée
Parce que lors de mes relations, c’est un élément sur lequel je porte souvent mon attention. Lorsqu’il n’y a aucun bruit autre que nos respirations, je fais souvent attention aux battements de nos coeurs pour voir s’il sont synchronisés. Tout comme je fais attention à nos respirations pour la même raison. Voilà que la science me rejoint et me conforte en quelque sorte. Et qu’avec Elle, cette synchronisation est souvent présente. La confiance …
Rien ne sort
Rien de sort. J’ai tout au fond de moi et rien ne sort. Elle connait ça pour le vivre depuis bientôt un an. Elle commence peut-être à s’en sortir maintenant. Et je l’envie. Je suis le premier à l’encourager à sortir ce qu’elle a au fond d’elle et elle est la première en m’encourager également. Et pourtant rien n’y fait. J’ai l’impression de pisser dans un violon. A écrire pour écrire. Chose que je me suis toujours refusé de faire. J’écris tout de même ces lignes dans l’idée que cela provoquera quelque chose en moi. Comme un déclic. Se forcer pour mieux remettre la machine en route. Fermer les yeux sur les lignes insipides qui en sortent et se dire “ça ira mieux demain”. De fait, je suis là à tapoter sur mon clavier avec l’espoir qu’il en sorte quelque chose. Pour moi. Et pour elle. Espérer qu’au bout d’un moment, un mot, une phrase va faire TILT et que je réussirai d’un à sortir ce que j’ai à sortir et de deux la toucher. D’une certaine manière j’ai toujours écris pour moi mais aussi pour elle. Au début c’était comme un exutoire. Me dire que j’écrivais pour moi mais aussi pour elle afin que tu me vois vraiment comme je suis au fond. Et cela a été le cas puisque nous en sommes là aujourd’hui. Quand nous étions ensemble à distance, mes écrits se sont transformés en ode à sa personne et à mon amour que je lui porte. Dis comme ça cela fait vraiment roman à l’eau de rose mais ce n’était pas le cas. Les mots, les tournures employé(e)s n’étaient pas de l’eau de rose mais des sentiments et une réalité brute. Qui me touchait. Et qui la touchait. Depuis un an, j’ai beau écrire un peu rien n’y fait. Je tombe dans le platonique. Je me répète sans trouver ces mêmes mots et ces mêmes tournures qui nous correspondaient. Je n’ai pas la prétention que ces lignes écrites dans ce billet retrouvent le “niveau” de celles d’il y a maintenant deux ans. Non. Comme je l’écris plus haut je vois plutôt ça comme un entrainement. Comme un vieux diesel que l’on rallumerait et que donc, réchaufferait avant de pouvoir le lancer. Ce ne sont pas des excuses mais une réalité. Le quotidien m’a bouffé. Et continue de me bouffer. Alors pour une fois c’est mon tour de bouffer. De bouffer ce quotidien. Par où l’attaquer. Par où lui faire mal. J’allais écrire “par où le taillader” mais cela ne me ressemble gère. Ce qui me ressemblerait plus c’est de poser les mots. De poser un mot. Un mot qui touche. J’hésite. Il est important ce mot. C’est lui qui posera la 1ère pierre de mon prochain billet. Plusieurs me vienne à l’esprit dans un ordre non défini : femme, enfant, sommeil, famille, amour, confiance, futur, passé.
[Amour]Femme. Ma femme. Ma femme que je chérie tant et à qui dans le même temps je fais du mal. Moralement parlant. J’en ai bien conscience. Cela me fait mal à moi aussi de la voir dépérir jour après jour sans que je puisse agir. Sans avoir l’impression de pouvoir agir. Puisque ce n’est qu’une impression. Subjective plus qu’objective. Je peux agir en étant droit, fort et en grandissant. En me dépassant. En lui faisant pleinement confiance. En regagnant sa confiance perdu après une (putain/grosse) erreur de jugement de ma part. Je vais encore une fois me battre pour réparer mes erreurs. Mais cette fois-ci je dois réellement me battre sous peine de la perdre définitivement. Et après toutes ces batailles menées seul ou avec elle, je ne peux admettre de nous séparer. Il y a bien entendu de l’orgueil dans mes propos mais aussi et surtout un réel amour pour cette femme, un réel sentiment que l’on peut être formidable à nous deux. Je crois encore dur comme fer en nous. Et je continuerai tant que je peux à croire que je ne me trompe pas sans pour autant me voiler la face. J’essai d’être un maximum lucide sur notre futur. Et je sais que ça ne sera pas facile. Mais j’y crois encore. Je ne veux pas baisser les bras (ni mon froc par ailleurs). Je veux en quelque sorte continuer de parier sur nous en ayant bien conscience que ce pari demande de relever mes manches. Je me dis ça et écris cela pour me persuader que je peux y arriver. Ce n’est pas dans mon caractère de me battre. Je ne me suis jamais battu de manière frontale (ou rarement) et encore moins battu pour une femme. C’est ma première fois. Et quelle première fois. Je ne me bats pas bien. Fais des erreurs. De grosses erreurs et pourtant à bientôt 32 ans c’est la 1ère fois que je veux me battre pour quelqu’un. Non pas parce que j’estime que cette personne m’appartient. Non je veux me battre pour cette personne, pour ce qu’elle est et pour ce que j’estime que nous pouvons faire. Et aussi dans un coin de ma tête j’ai encore la prétention de croire que je peux être quelqu’un de bien pour elle. J’y crois encore à cela également. Peut-être pas l’homme parfait mais si je pouvais seulement être l’homme de sa vie comme je pense qu’elle est la femme de ma vie, cela m’irait amplement.
[Famille]Enfant. Son enfant bien sur. Parce qu’il est au centre de sa vie et que par ricoché il l’est dans la mienne. Pas au centre mais proche. Et cela me va bien puisque bêtement ou non je m’attache à lui. Je n’ai souvent les bons comportements / bonnes attitudes avec lui ou même plus globalement quand il est là mais je sais que je m’améliore. Et surtout j’ai cette envie de prendre le temps de construire quelque chose avec lui. Prendre le temps comme me la souvent dit sa mère. J’ai merdé complètement lors de notre dernière entrevue. Je le sais. Comme je sais que cela mettra donc du temps à revenir avec lui. Je l’espère sincèrement. Cela devra passer avant tout de chose par sa mère bien évidement. J’en ai bien conscience de cela aussi. Son enfant donc mais aussi celui que j’aimerai un jour avoir avec elle. Propos qui pourrait paraitre déplacé vu la situation actuelle mais qui est toujours là avec moi et en moi. Parce que j’ai toujours cette phrase, ma phrase en tête de lorsque nous étions allongé tout les deux sur un lit en Italie. “Voudras tu un jour un autre enfant ? Avec moi. J’ai besoin de savoir cela” Puis son murmure “oui”. Ma mémoire me faisant horriblement défaut ce ne sont surement pas les mots exactes mais c’est ce que j’en ai gardé. Et ces mots continuent de me porter et de me hanter. Car c’est avec elle seule que je me vois avoir un enfant. Pas maintenant. Non. Mais cette perspective me redonne toujours quelque chose. Quand je la regarde, je ne peux m’empêcher de souvent y penser et de m’imaginer la voir enceinte, debout face à moi, un sourire aux lèvres, moi y répondant franchement en venant l’enlacer. Tout cela fait clicher et pourtant c’est ce que j’aimerai qu’on devienne.
[Futur][Passé]Sommeil. Dormir. Se reposer. Comme je lui ai dit il y a peu de temps, je suis fatigué. Au sens global du terme. Je voudrai fermer les yeux et ne pas avoir milles questions en têtes. Fermer les yeux sereinement et me dire “dors, tu peux maintenant dormir sans te préoccuper du lendemain”. Cette question du lendemain qui me vient régulièrement quand je ferme les yeux. Je devrai vivre au présent. Mais mon caractère a besoin d’un minimum de futur. Un futur sur. Qu’importe ce qu’il est est mais ce besoin de futur n’est pas assouvi. N’a pas ses réponses. Et cela ma préoccupe (trop). Me bouffe. J’ai essayé de faire semblant de m’en foutre mais la réalité m’a rattrapé. Sans un minimum de certitudes à court terme, je peux être serein. Et de certitudes je n’ai point ne serait-ce que pour le mois prochain.
Quel mot sera donc le bon ? Il y’en a t’il un ?
La nuit porte conseil parait-il …
One
[Ecrit le 05/02/2014]
One day. Le film. One. La chanson. Je me suis dis que tant qu’à faire dans le cliché, il fallait que j’y aille jusqu’au bout. Alors voilà. J’y suis. En plein dedans. Et au beau milieu d’un train pour rajouter un peu de cliché. Et évidement le train est en retard. Bref ce n’es pas le sujet. Le sujet c’est moi. Et puis c’est toi. C’est nous quoi. Cela fait maintenant 16 jours que l’on a dit au revoir à Naples. Pas un de plus. Pas un de moins. 16 jours ça peut paraître court par rapport à notre histoire et pourtant ils me paraissent horriblement long. Cela fait 21 jours qu’on l’on c’est pleinement retrouvé. Vous aurez compris vous autre que l’on a donc passé 5 jours ensemble. Fin de la parenthèse. Peu importe si ça ne rentre pas dans le récit. Là j’ai juste besoin d’écrire sans me relire. D’écrire ce que j’ai sur le coeur. D’écrire ce que j’ai dans la tête. D’écrire ce que j’ai fond au fond de moi. Trois phrases pour écrire, pour décrire la même chose au final. Cette chose là c’est le manque. C’est la peur de ne pas y arriver. La peur que tu me files entre les doigts alors que j’ai t’ai déjà touché. J’ai un sérieux manque de confiance en moi en ce moment. Pourquoi ? je le sais; Comme je viens de l’écrire, je t’ai touché. La magie a opéré et me voilà amoureux, pleinement amoureux de toi. Comme cela ne m’était arrivé qu’une seule et unique fois. Tu le sais ça aussi. Je te l’ai dit. Du coup, ça remonte. Cette peur de te perdre. Il n’y a aucune raison à cela je le sais bien. ce n’est pas ces foutus 5350 km (oui je suis entre paris et cherbourg) qui vont faire que je vais te perdre. Non. Aucune raison de te perdre et pourtant j’ai peur. Vraiment. J’ai besoin de savoir que je suis là pour toi. J’ai besoin de toi pour exister en fait. Je pense que c’est cela. Sans toi, là maintenant, je suis vide. Je n’arrête pas de penser à toi, à nous, à ce futur que l’on aura et je voudrai qu’il soit présent (et non pas futur vous aurez compris). Et je m’en veux d’être ainsi. Vraiment. Quand je te vois toi. Toi là bas à 5350km (je suis toujours entre cherbourg et paris) je me dis que non, je n’ai pas le droit d’être ainsi. Je ne peux pas avoir peur. Je ne dois pas avoir peur. Je dois être là pour toi et je le suis. Je sais que je le suis. Alors quoi ? Je ne sais pas. Peut-etre que l’histoire d’hier soir m’a donné un coup de massue. En fait je ne devrai pas employer de « peut-être ». Je la refais. Elle m’a foutu un coup de massue. Je n’ai pas à rentrer dans ta relation avec Greg. Je sais bien cela. Et pourtant là j’y suis rentré. C’était trop fort. Je ne pouvais pas ne pas te le dire. Ne pas te dire que je ne pouvais pas voir sur toi un tatouage offert par Gr était impossible. Je sais que c’est le père de ton fils et que vous avez vécu plein de bonnes choses, et fort heureusement. Mais là, maintenant, t’offrir un tatouage alors que vous n’êtes plus ensemble m’a profondément touché. D’un parce que je me suis imaginé le voir tous les jours et que je sais pertinemment que si je le vois, je penserai inévitablement à Gr. Avec cette petite phrase dont je ne suis pas fier qui me trotterai dans la tête : « regarde, il a réussi laissé sa marque d’une manière permanente sur la femme que tu aimes, et ce d’une manière absolument consciente ». Cette phrase est absolument horrible. C’est de la pure jalousie de bas étage et pourtant c’est ce que je me dis. De deux, je trouve ça très/trop bas de sa part de te coincer ainsi ! Tatouage ou voyage à deux ? MAIS MERDE quoi. C’est quoi ce chantage ? Qui peut se permettre de te faire ce chantage ? Personne. Je suis désolé mais personne ne peut te faire cela. Pas même le père de ton fils. Surtout pas lui je serai tenter de dire. Mais tout cela tu le sais déjà. Je veux dire que tu dois penser la même chose que moi sur ce deuxième point. Mais ça ne me regarde pas alors cet écrit sera le seul où je t’en parlerai. Ca me pèse.
Et après ?
L’après est une question que je pose (trop ?) souvent. Elle revient constamment après un évènement marquant. Une soirée trop arrosée. Un geste de trop. Une parole de trop. Une musique, un film, un livre qui me retourne. Une relation qui se termine. Une relation qui commence. La liste peut être longue. Je pense que vous en avez compris le sens. Je m’arrêterai donc là.
Aujourd’hui si je me pose cette question c’est suite à mon Week-end Random. Celui-là même qui m’a en quelque sorte retourné, dans le bon sens du terme. B. n’aime pas que je me pose cette question là et pourtant je me la pose. Après 4 jours d’évidences, je n’arrive pas à l’écarter. Je n’arrive pas à en faire abstraction. Certain(e)s diront que pas assez d’eau à couler sous le pont. Je les rejoins. Et pourtant je suis là à tapoter sur mon clavier ces quelques lignes. Je suis là à parler de moi au lieu d’utiliser ces mêmes touches de clavier pour gagner mon pain. C’est que je dois en avoir besoin.
Besoin d’écrire. Besoin de poser sur “papier” ce que j’ai en moi. Besoin de trouver des réponses alors même que je ne dois pas me poser la bonne question. Car me poser cette question “Et après ?” alors même que je ne suis pas posé n’est pas une bonne idée. Pas assez de recul. Réagir dans la précipitation n’est pas une bonne idée dans ce cas précis. C’est le meilleur moyen de se tirer une balle dans le pied. Avant de pouvoir y répondre, il va falloir travailler. Travailler à savoir ce que je VEUX. Là est pour moi la seule et unique question. Pas facile d’y répondre. J’essaie depuis pas mal de temps pourtant.
Ma réponse varie dans le temps. Une fois je vais dire que je veux me poser, une autre que je veux partir en live et rien maîtriser, une autre que je veux être en province, l’autre dans une grande ville, etc. Ca a un côté flippant, je vous l’accorde. J’en flippe moi même. Et malgré ça, j’ai pris des décisions relativement engageantes. J’en suis heureux, je serai tenté de dire soulagé mais je ne vais pas pousser le bouchon trop loin (hein Maurice). Heureux d’avoir pu prendre ces engagements.
Mais vais-je les tenir ? Dois-je les tenir ?
Je pensai que certains d’entre eux m’offriraient une dose de liberté et maintenant je me dis que c’est l’inverse. Quand je vous dis que je peux être flippant … J’ai deux constantes à mon avis.
La première.
Celle de ne pas vouloir faire de mal à celles / ceux que j’aime. Pas facile non plus vu que certaines décisions dans nos vies vont forcement engendrer de la souffrance à quelqu’un.
La seconde.
D’être honnête avec les autres et surtout moi même. Après ce Week-end Random, je n’ai pas l’impression de l’être. Alors je dois me poser, seul. Partir me changer les idées sans me tromper de direction. Aller mettre de l’ordre dans tout ça et revenir.
Une chose est sure (OUF on peut respirer !) : B. et moi nous reverrons. La patience se doit d’être de mise.
Patience …
[Playlist]
Note : les titres ici présents sont issus du mode aléatoire de ma playlist principale. Comprendre que je ne maitrise pas les titres qui passent dans mes oreilles. On pourrait trouver ici du Pierre Billon comme du Justice ou encore du Iam. Comprendre (à nouveau) que je ne passe pas volontairement dans mes oreilles des titres tristes.
Queens Of The Stone Age – The Vampyre Of Time And Memory
Thomas Fersen – Bella Ciao – Live
[/Playlist]
Week-end Random – #1
Cela fait maintenant quelque temps que je je n’avais écris ici. Ce n’est pas les idées qui manque. Ce n’est pas le temps qui manque. Ce n’est pas l’envie qui manque. Non rien de tout ça. Lorsque j’écris, j’ai besoin d’être dans un certain état. Besoin d’être à fleur de peau afin de retranscrire de la manière la plus vraie possible ce qui ce passe par la tête. Aujourd’hui, je pense d’une certaine manière être prêt à cela. La cause ? Un Week-end Random.
Le Week-end Random, c’est le week-end qui arrive à point nommer, le week-end où tu quittes tes repères, ton environnement, ton quotidien. Même si celui-ci était prévu depuis quelques temps, il avait tous les ingrédients pour en faire parti.
L’idée : partir dans un pays autre que la France, La retrouver. Retrouver un ami (je reviendrai peut-être plus loin sur cela). Rencontrer des nouvelles personnes. Se faire plaisir. Donner du plaisir. En tout cela, ce Week-end Random a tenue ses promesses. Mais bien plus. C’est pour cette raison que je le couche sur papier (Ndlr : en plusieurs papiers en fait).
Je pensais La retrouver. Je pensais simplement La retrouver. Cela a été le cas. En partant, je me posai également beaucoup de questions. Les questions habituelles : que va t-il se passer ? comment cela va se passer ? J’avais pour ordre de ne pas me les poser et pourtant ce fut le cas.
J’avais peur.
Peur de ce qui pouvait s’y passer et surtout peur du retour. Du retour à la réalité. Sur cela, je ne suis pas trompé. J’ai peur. Mais plus que cela. Je suis en pleine gueule de bois. Je suis en plein retour de bâton. J’ai pris une claque comme cela ne m’était pas arrivé depuis longtemps. Grâce à Elle. Oui j’emplois l’expression “grâce à elle”. Bien que cela fasse mal, que ça ne soit pas agréable, je l’en remercie de me l’avoir donné.
Pourquoi ?
J’ai découvert une femme lors de ce Week-end Random.
Une femme aux ressources impressionnantes. Une femme à l’intelligence tellement présente. Une femme terriblement belle. Une femme terriblement sexy. Une femme pleine de force. Une femme surprenante.
Cela pourrait me faire peur. Mais non. Elle m’a apporté la sérénité lors de ces 4 jours. Aucunes questions à se poser. Rien. Tout est allé de soit.
Comme une évidence.
Comme cette évidence de ma venue. Lorsqu’Elle m’a proposé ce Week-end Random, je n’ai pas hésité une seule seconde. C’est vrai que je n’avais vu son ami qu’une seule et unique fois mais cela n’a pas fait l’ombre d’un doute. Je savais pertinemment que ça se passerait très bien avec lui. Il y a des gens comme cela où l’on sait toute de suite que ça collera des deux côtés. Et je ne me suis pas trompé.
Comme je ne me suis pas trompé sur les attentes que nous avions pour ces 4 jours. Un seul et même objectif fixé : se faire plaisir. Quelque soit le sens, la tournure que ce mot peut prendre. Et il en a pris de nombreuses : plaisir charnel, plaisir sentimental, plaisir amical, etc. Ils étaient tous là. Comme une parenthèse dans nos vies respectives.
Et après ?
Le premier jour du reste de ta vie – #1
Le premier du reste de ta vie je ferai quoi ?
A priori je serai toujours là. Une promesse faite à un ami (le plus vieux – T) comme quoi nous serions toujours là en 2081 pour voir l’éclipse totale du soleil qui sera visible depuis la France m’oblige à tenir ce propos.
A priori vous serez également là. Le “vous” est volontaire. Pas envie de cibler une ou des personnes en particulier. A vous de vous sentir concerné ou non. Pour les non, tant pis pour vous. Pour les concernés, bien joué. Les essentiels seront toujours là. Ca veut dire qu’on pourra toujours :
- Rire ensemble,
- Partager des apéros ensemble,
- Découvrir de nouveaux sons ensemble,
- Vivre des nouvelles expériences ensemble,
- Aller manger notre saucisses frites du jeudi midi ensemble,
- Surfer ensemble,
- Aller à Barneville pour notre pèlerinage estivale.
- Etc.
A priori je serai toujours avec E. Où ? Je ne sais pas. Je miserai tout de même sur Cherbourg. Une chose est cependant presque sure. Ce ne sera pas l’appartement du 19.
Quoique qu’il en soit tu es là. Ce n’est plus un à priori. Tu es prêt à commencer ce premier jour du reste de ta vie.
Quel âge auras tu ? Je ne sais pas.
J’imagine tout de même que tu auras plus de 18 ans ne serait-ce que pour avoir une raison de quitter le cocon familial. Qui dit avoir 18 ans, dit avoir eu son bac (en toute logique – mais existera t-il encore et aura t-il la même valeur qu’aujourd’hui – à savoir quasi nulle par ailleurs). Qui dit avoir le bac, dit partir vers des études. Je ne te mets pas la pression en disant cela. Ne te méprend pas. Je parle au conditionnel donc rien n’est fait. Tu as toute ta vie devant toi.
Tu as 18 ans donc. Le lycée sera derrière toi. Tu devrais avoir des souvenirs plein la tête. Lesquels ? Même en parlant au conditionnel je n’ai avoir la prétention de les connaître. Ce seront les tiens. Certains partagés avec nous. D’autres non. Tu auras surement déjà compris que des fois c’est mieux de ne pas tout dire. Ca ne veut pas dire mentir à tes proches. Non. cela veut dire que chacun se doit d’avoir ses secrets. Tu auras simplement commencer à te construire. Ce qui inclus avoir pris quelques claques de la vie.
Et en 18 ans, tu auras déjà eu le temps d’en prendre je pense. Le moins possible j’espère. J’aurai tout fait pour quoiqu’il en soit. Après n’étant pas toujours derrière toi, et heureusement, certaines auront été inévitables. Ne serait-ce que celles des premiers chagrins d’amour. Certes elles ont du faire mal mais crois moi, elles t’apprennent toutes quelque chose. Tu ne t’en seras peut-être pas encore rendu compte mais tu verras.
D’autres claques auront peut-être fait surface. Celles des premières gueules de bois, celles des premières déceptions, celles des premières expériences qui t’auront complètement renversé, celles des premières joies, celles des premières découvertes.
Ce discours pourra me faire passer pour un vieux con auprès de toi mais dis toi que j’ai écris ces quelques lignes alors que tu n’étais pas encore là. Pas même en cours de conception. Pourquoi les avoir écris maintenant me demanderas tu peut-être.
La réponse est simple : parce que je suis dans cette période où j’ai beaucoup d’incertitudes. Le genre de période où il est temps de prendre certaines décisions qui auront des conséquences pour le reste de ma vie. Ne te détrompes pas. Ces décisions, j’ai envie de les prendre. Ce ne sont pas des fardeaux.
Je suis un peu comme toi maintenant en fait. Au bord d’un autre premier jour. C’est la raison de cet écrit. Tu verras, il n’y a pas qu’un seul nouveau jour dans ta vie. Et à chacun de ces jours, tu devras trouver des réponses à des questions. Pour les trouver tu auras peut-être ta technique. Ou plusieurs qui sait ? Pour moi je n’en ai trouver qu’une véritablement efficace. C’est l’écriture. C’est donc tout naturellement que j’ai pris ma plume pour écrire ce soir dans mon train.
Et c’est cette plume qui m’a amené à parler de toi qui n’existe pas encore. Pour tout te dire, tu n’étais pas pas prévu pour faire parti de ce récit. Tu es arrivé en cours de route. Ne le prend pas mal. Au contraire. Cela montre que dans ce moment d’incertitudes il y en a une qui ne l’est pas : t’avoir.
Et cette certitude qui ne l’était pas il y a quelque temps est pourtant belle et bien là. Elle me rassure et me fait peur. Qui l’emportera ? Tu connais la réponse.
Je t’envie.
[Playlist]
- Looking for love (but not so sure) – Pretty Lights
- Saxophone – Odezenne
- Addictive – Truth Hurts, Rakim
- Formidable – Stromae
[/Playlist]
Tracas #1
Cela faisait un an que ce n’était pas arrivé,
A peine 5 mois qu’elle était mienne,
Une heure qu’elle ne l’est plus,
Une heure qu’elle est avec un inconnu
